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    Burkina Faso-Presse-Revue

    Excision et justice s'imposent aux quotidiens burkinabè

    APA-Ouagadougou (Burkina Faso) De notre correspondant : Alban Kini

    Les quotidiens burkinabè de ce mardi décryptent l’actualité nationale marquée par divers sujets, dont le procès du putsch manqué de septembre 2015 et la rencontre internationale sur le Mutilations génitales féminines (MGF) ouverte la veille à Ouagadougou.

    «Lutte contre les mutilations génitales féminines : Galvaniser les actions politiques en Afrique», barre à sa Une le quotidien national Sidwaya.


    Le journal relate que le ministère de la Femme, de la solidarité nationale et de la famille en collaboration avec l’Union africaine (UA), l’organisation des Nations unies pour l’enfance (UNICEF) et le Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA) organise, du 22 au 25 octobre 2018 à Ouagadougou, une conférence sur les Mutilations génitales féminines (MGF).


    Sidwaya fait observer que cette conférence marque le lancement officiel d’une campagne mondiale pour l’élimination de l'excision.


    A ce sujet, Le Quotidien affiche : «Elimination des MGF à l’horizon 2010 : des acteurs réunis à Ouagadougou», là où L’Observateur Paalga, le doyen des quotidiens privés du Burkina Faso, laisse lire : «Mutilations génitales féminines : croisade internationale contre la pratique».


    Le confrère cité en premier lieu, consacre sa manchette au procès du coup d’Etat manqué de septembre 2015, reprenant les propos de l’accusé Me Hermann Yaméogo qui a déclaré, hier à la barre : «J’ai soutenu le CND (éphémère Conseil national de la démocratie, Ndlr), si on doit me condamner pour cela, qu’on me condamne mille fois».


    Pour sa part, Le Pays, autre quotidien privé, rapporte les propos du même accusé qui dit: «Si le général Gilbert Diendéré m’avait sollicité pour soutenir le coup d’Etat, je l’aurais fait de toutes mes forces».


    Aujourd’hui au Faso renchérit en écrivant que pour son deuxième passage à la barre le lundi 22 octobre 2018, le président de l’Union nationale pour la démocratie et le développement (UNDD), par ailleurs coprésident du Front républicain, Hermann Yaméogo, est resté camper sur sa position.


    «Il a soutenu un régime putschiste qui est venu remplacer un autre régime issu d’un putsch. Reconnaissant n’avoir pas été sollicité par le général Gilbert Diendéré pour être l’aile politique du coup d’Etat, il déclare que s’il l’avait fait, il se serait engagé de toutes ses forces», relate le journal.


    Quant à Sidwaya, il mentionne, en guise de titre : «Procès du putsch : ''La Transition a fait mal...'', Hermann Yaméogo».


    Pendant ce temps, L’Observateur Paalga, le doyen des quotidiens privés du Burkina Faso, souligne que «le long de sa déposition à la barre, Me Hermann Yaméogo a soutenu être un prisonnier de ses opinions».




    ALK/te/APA

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