ACCUEIL NEWS CULTURE ECONOMIE ENVIRONNEMENT FINANCE GENRE POLITIQUE SPORTS
 
 
 
Maroc-Politique-Fête  
 
Le Maroc politique « se normalise » en douceur 
 
 
 
APA-Rabat (Maroc)
Des nombreux chantiers qui ont vu le jour sous le règne de Mohammed VI, qui fête ses dix ans au pouvoir le 30 juillet, celui de « démocratisation » reste un des plus épineux en dépit d’un long processus de normalisation notamment électorale.
De l’avis des observateurs, le calendrier électoral marocain a été activé dans une optique de normalité depuis l’intronisation de Mohammed VI aussi bien pour les Législatives (2002 et 2007) qu’au niveau des Communales (2003 et 2009).

Le respect de calendrier a coupé court à l’aléatoire qui prévalait notamment dans les années 70-80 au grand dam des formations politiques marocaines, livrées alors à un « un jeu de pronostics », à hauts risques.

Une nouvelle loi sur les partis politiques a même vu le jour en février 2006 avec en ligne de mire une volonté de «moralisation » politique et de rationalisation de la vie partisane, qui compte une quarantaine de formations, toutes obédiences confondues.

« La démocratie interne » a été placée au cœur de cette loi qui n’a pas omis de soumettre les partis aux exigences de la transparence gestionnaire et comptable.

Etant le socle du pouvoir au pays, le roi règne et gouverne conformément à la constitution, cinq fois révisée depuis 1962. Mais des institutions sont en place pour assurer l’équilibre sans toutefois verser dans l’optique du pouvoir fondamentalement bicéphale.

La constitution du 13 septembre 1996, la cinquième depuis l’indépendance du Maroc en 1956, tient à définir la nature du système politique marocain dès l’article premier en précisant que « le Maroc est une monarchie constitutionnelle, démocratique et sociale. »

Depuis la première constitution de 1962, l’article 19 est considéré par les constitutionnalistes comme le socle de tout l’édifice constitutionnel marocain du moment qu’il détermine la place et les fonctions capitales du Roi en stipulant que « Le Roi, Amir Al Mouminine (commandeur des croyants) Représentant Suprême de La Nation, Symbole de son unité, Garant de la pérennité et de la continuité de l’Etat, veille au respect de l’Islam et de la constitution. Il est le protecteur des droits et libertés des citoyens, groupes sociaux et collectivités. Il garantit l’indépendance de la Nation et l’intégrité territoriale du Royaume dans ses frontières authentiques ».

Cet article est consubstantiellement lié à la tradition de la Beia ( Allégeance) qui se manifeste à chaque fête de trône où des centaines de responsables, députés, hommes d’autorités et notables viennent renouveler leur allégeance au Roi.

Le Roi dont la personne est « inviolable et sacrée », comme le souligne l’article 23, remplit plusieurs fonctions et jouit, en conséquence, de plusieurs prérogatives.

Il nomme le premier ministre. Et sur proposition du premier ministre, il nomme les autres membres du gouvernement et peut mettre fin à leurs fonctions soit à son initiative, soit du fait de la démission du gouvernement (article 24). Le Roi préside aussi le conseil des ministres.

Par ailleurs, la constitution investit le Roi de plusieurs prérogatives dans les autres sphères du processus décisionnel. Il peur dissoudre les deux chambres du parlement ou l’une d’elle sous certaines conditions et peut adresser des messages à la Nation et au parlement sans « y faire l’objet d’aucun débat » en vertu de l’article 28.

Le monarque, qui préside le conseil supérieur de la magistrature et exerce le droit de grâce, est également le chef Suprême des forces armées Royales, nomme aux emplois civils et militaires, accrédite les ambassadeurs, et signe et ratifie les traités surtout ceux qui n’engagent pas les finances de l’Etat qui ne peuvent être ratifiés sans avoir été préalablement approuvées par le parlement.

L’article 35 évoque l’état d’exception que le Roi peut proclamer après consultation des présidents de la chambre des représentants (chambre basse) et la chambre des conseillers lorsque « l’intégrité du territoire national est menacée ou que se produisent des événements susceptibles de mettre en cause le fonctionnement des institutions constitutionnels. »

Plusieurs voix se sont élevées pour appeler à un remodelage du texte dans une optique de renforcement du rôle du gouvernement et de rationalisation de l’institution législative, bicamérale depuis 1996.

Entre le texte et le contexte, le Roi demeure l’épine dorsale du système politique chérifien appelé à une « nouvelle dose » de normalisation, indique-t-on.

YB/od/APA
2009-07-26 15:36:00
 


 
 
 
RUBRIQUES
 
ZONE DE COUVERTURE
  • Pays
  • Partenaires
  • Sous région
 
 
 
 
 
 

Présentation - Réseaux - Abonnements - Conditions d'utilisation - Produits - Ethique - Contacts
 
Agence de Presse Africaine - Droits de reproduction sous autorisation pr�alable