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Ghana - UA - Gouvernance  
 
La « lente marche » du MAEP au menu des discussions entre officiels à  Accra  
 
 
 
APA - Accra -(Ghana)
Une session consacrée à  la gouvernance et à  la transparence dans la gestion des affaires publiques sous l'égide du mécanisme africain d'évaluation par les pairs (MAEP) se tiendra samedi à  Accra, en marge des travaux préparatoires du 9 ème sommet des chefs d'Etats membre de l'union africaine (UA) centré sur le Gouvernement d'Union, a appris APA de sources concordantes vendredi à  Accra.
Ce mécanisme, institué en 2002 au sommet de Durban en Afrique du Sud, est un instrument « inédit » plébiscité par les Etats membres de l'UA pour sa vocation d'instaurer le réflexe d'autoévaluation dans la conduite des affaires publiques.

Le MAEP, dépositaire d'un mandat des chefs d'Etat et, reconnu comme une institution spécialisée de l'UA, « encourage l'adoption de politiques, normes et pratiques en vue de promouvoir la stabilité politique, une croissance économique élevée et une intégration continentale », selon un document interne de l'UA dont APA a obtenu copie à Accra.

Un groupe de cinq à huit d’éminentes personnalités, « choisies parmi des africains à l'expérience avérée » et jouissant d'une grande intégrité morale, pilote la structure sur la foi des idéaux du panafricanisme en adéquation avec la charte qui délimite son champ d'intervention.

La bonne gouvernance, version UA, s'appuie sur huit normes standard érigées par le MAEP pour être respectées « comme une exigence minimale » par les Etats. Elles visent la promotion de l'efficacité du marché, combattre les gaspillages, à consolider la démocratie et à encourager les flux financiers entre autres.

L'adhésion au MAEP étant volontaire, tout pays membre est tenu de concevoir un programme d'action adossé à une déclaration sur la bonne gouvernance démocratique, politique et économique avec l'acceptation tacite de se prêter à des évaluations périodiques de ses propres pratiques.

En outre, tout Etat qui mène des politiques doit s'attendre à en mesurer l'impact notamment sur la stabilité politique et la croissance économique dans le pays et chez les voisins. Car, indique le même document, un « signe précoce de crise politique ou économique persistante est un motif suffisant pour entreprendre une évaluation ».

L'inégal niveau de développement des pays africains influe sur la démarche du MAEP visant à assurer le suivi des progrès enregistrés dans chaque pays compte tenu des « circonstances particulières » qui y prévalent.

Les différentes étapes d'évaluation engagées par le MAEP s'articulent avec les priorités du pays concerné pour éviter « les écarts de perception » et vérifier les données recueillies auprès des structures en vue de les confronter avec les paramètres établis préalablement.

Outre la volonté politique, l'Etat doit administrer la preuve de son engagement à résoudre les problèmes identifiés comme une source potentielle de mal gouvernance, fixer un délai de mobilisation des ressources et un calendrier d'exécution en accord avec l'équipe du MAEP dédiée à cette opération.

Le MAEP établit un dialogue constructif avec les Etats qui se soumettent de bonne grâce aux actions d'évaluation et, les rares fois où s'observe une réticence, les chefs d'Etats et de Gouvernements sont saisis et peuvent, après coup, prendre des mesures collectives visant à corriger les lacunes.

Selon le document interne de l'UA, le développement de l'Afrique incombe aux Africains et commence par la qualité de ses ressources humaines qui sont une richesse constante pour l'Afrique du fait de la variété des situations prévalant sur le continent.


MN/of/APA
2007-06-29 16:38:11
 


 
 
 
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