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Le respect de la nature, un principe sacro-saint à  Sharm el Sheikh  
 
 
 
APA-Sharm el Sheikh (Egypte)
Les Egyptiens adorent la nature et attachent du prix à  la préserver en dépit d'une terre rude et hostile, sauvage à  tous égards, aride et très peu peuplée de Bédouins, nomades et pasteurs, qui servaient jadis de guides aux chrétiens et aux musulmans allant en pèlerinage aux lieux saints.
Pas d'arbre qui pousse dans le Sinaï, région de montagne et de mer ou la croute terrestre conserve l'une de ses plus énigmatiques fissures, aux yeux des sismologues, s'étendant de la Turquie au Kenya en passant par la Mer de Galilée.

Dominant leur peur, des générations d'Egyptiens sont parvenus à vaincre la fatalité des conditions pour faire à la fois du désert et de la Péninsule un lieu d'attraction touristique unique au monde.

Ici aucune construction ne s'édifie si elle n'est précédée d'une autorisation en bonne et due forme, la priorité étant accordée à la préservation des vestiges et à la sacralité de certains endroits, haut lieux de pèlerinage pour des millions de personnes accourant du monde entier.

Les nouvelles constructions s'échelonnent à perte de vue mais ne s'approchent jamais ni de la mer ni des montagnes qui conservent encore leur état originel et leur mythique fondateur, comme en témoignent les coraux pierreux sur les récifs en eau peu profonde des alentours de Sharm el Sheikh.

La pierre la plus petite est déplacée avec une exquise délicatesse, les rares arbustes qui poussent requièrent le plus grand soin et la rareté de l'eau dans ces contrées désertiques incitent les hommes à perfectionner les techniques d'arrosage par le "goutte-à-goutte" qui ne cesse d'émerveiller les visiteurs.

Le décor féerique des montagnes de granit ou de peintures rupestres, les successions de tombes ou de sanctuaires pyramidales achèvent de convaincre les plus sceptiques sur l'exubérance de la civilisation pharaonique qui continue encore de stupéfier le monde.

Ragaillardis par ce passé élogieux, les Egyptiens, jeunes ou vieux, développent tous le même reflexe de conservation et rechignent à porter atteinte aux symboles de leur gloire : arbres, arbustes, sols, sous-sols, faune et flore, air et mer.

L'eau fait ici l'objet d'une singulière surveillance. Dans les hôtels, les restaurants ou aux abords des routes, il est prie d'économiser le précieux liquide, de "penser aux générations futures" et de vouer un respect quasi religieux aux préceptes édictés pour une "survie collective".

Le succès de ces campagnes permanentes se lisent à travers ces prouesses d'étendues infinies de gazon et de green suscitant l'admiration des grands joueurs de golf dont les effigies trônent sur des sites emblématiques de Sharm el Sheikh.
MN/od/APA
2008-06-23 21:57:03
 


 
 
 
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