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Les maires du Sénégal souhaitent que l’eau et l’assainissement soient une compétence transférée aux collectivités locales
 
 
 
 
 
 
 
ARTICLE
 
Afrique-Hydraulique
 
Le transfert d’eau envisagé pour faire face au tarissement du lac Tchad
 
APA-Abuja (Nigeria) L’une de conséquences des changements climatiques a été d’alourdir le fardeau des sept pays membres de la Commission du basin du lac Tchad dont la superficie est passée de 250.000 km2 à seulement 2.500 km2, une catastrophe que la structure veut combattre à travers le remplissage du lac avec des eaux en provenance de la République centrafricaine, de la RD Congo et de la République du Congo, a déclaré vendredi à Abuja, le Secrétaire exécutif de la Commission, Sanusi Imran Abdullahi.
 
Ce projet de transfert d’eaux africaines, tel que convenu entre les dirigeants des pays membres, va bénéficier, non seulement aux pays affectés, mais également au continent tout entier, a-t-il estimé.

"Les excédents d’eau dans ces différent pays seront déversés dans la lac Tchad pour empêcher qu’il ne tarisse, ce qui devrait également ouvrir la voie au commerce régional, au transport et à d’autres activités économique dans certaines régions enclavées qui pourraient ainsi profiter de la libre circulation des biens et des services", a ajouté M. Abdullahi.

Selon lui, le projet proposé favoriserait également la coopération régionale, la surveillance transfrontalière, renforcerait la sécurité et l’intégration économique à travers l’Afrique.

Le projet serait financé par la Banque africaine de développement (BAD) et d’autres partenaires au développement, avec une contrepartie financière qui sera versée par les pays membres de la Commission du Lac Tchad.

"Le projet permettra la régénération des terres arides, le reboisement des forêts, la production de semences améliorées aux paysans, la formation des paysans dans les domaines de l’élevage et de la vaccination du cheptel, ainsi que l’aide aux pêcheurs".

Par ailleurs, M. Abdullahi a déclaré que les recherches sur le projet étaient réalisées à 80% et que l’étude de faisabilité technique et l’étude d’impact environnemental se poursuivaient.

Il a également appelé les Etats membres à s’acquitter de leur part de contrepartie financière, pour que la Commission puisse accéder aux financements de la BAD et des autres partenaires au développement.

Selon M. Abdullahi, "les changements climatiques sont à l’origine de ce rétrécissement. Et du fait de la mauvaise pluviométrie notée depuis des années, plusieurs fleuves dont le Hadejia et le Nguru au Nigeria ne reçoivent plus les quantités d’eau nécessaire".

La Commission du lac Tchad regroupe le Cameroun, le Niger, le Nigeria, la République centrafricaine et le Tchad.

 
MM/ad/fss/APA
2011-11-18 14:32:45
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
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