Paul Biya déploie l’armée pour sécuriser les parcs nationaux
APA-Yaoundé (Cameroun)
Le chef de l’Etat camerounais, Paul Biya, vient de décider d’une opération de renforcement de la sécurisation du parc national de Bouba Ndjida (Nord) et des autres aires protégées du pays.
Selon un communiqué publié lundi par le ministre de la Communication, Issa Tchiroma Bakary, cette opération vise à éradiquer définitivement le braconnage, qui porte gravement atteinte à la protection de la biodiversité et à la sécurité nationale.
Cette décision intervient au lendemain du massacre à grande échelle d’éléphants survenu voici quelques semaines à Bouba Ndjida, où on a recensé, selon des sources, entre 128 et 500 carcasses de pachydermes dépouillées de leurs défenses.
«A l’heure actuelle, précise le communiqué de M. Tchiroma, «le parc national de Bouba Ndjida est entièrement sécurisé mais les opérations de ratissage se poursuivent».
D’après un rapport de mission publié récemment par les ministres de la Défense et des Forêts et de la Faune, Edgar Alain Mebe Ngo’o et Ngolle Philip Ngwesse respectivement, le massacre des éléphants à Bouba Ndjida constitue «une menace de type asymétrique».
Il a, selon leurs premières constatations, été perpétré des individus étrangers infiltrés au Cameroun à dos de chevaux et de chameaux et munis d’armes de guerre.
Au plan des mesures annoncées, figurait alors le réaménagement du parc le renforcement des effectifs des écogardes, le reversement effectif aux populations des taxes d’affermage et leur encadrement par les autorités administratives.
Le site de Bouba N’Djida dont certaines parties sont difficiles d’accès, s'étend sur une superficie de plus de 220.000 hectares.
Les braconniers qui y sévissent, indiquent plusieurs sources, seraient des soudano-tchadiens équipés d’armes lourdes et à la recherche de pointes d’ivoire.