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    Guinée-Presse-Revue

    Grève des enseignants, manifestations et journée ville morte au menu de la presse guinéenne

    APA-Conakry (Guinée)-

    La presse électronique guinéenne parcourue mardi à APA revient très largement sur la journée de lundi particulièrement agitée, en raison de la journée ville morte initiée par l’opposition pour exiger la publication des « vrais résultats » des élections communales.

    « Grève des enseignants : Face au règne de la rue, l’État s’efface devant des manifestants déchaînés », constate le quotidien en ligne Mosaïqueguinée.

    Selon ce confrère, le début de la cinquième semaine de la grève des enseignants a montré un besoin de toilettage de tout le gouvernement actuel pour éviter la défiance.

    « De Kaloum au Km 36, Conakry ressemblait ce lundi à une ville fantôme où les manifestants faisaient loi. Circulation impossible à cause des barricades érigées même dans les quartiers servant habituellement d’issue en pareille circonstance», rapporte Mosaïqueguinée.

    Activités paralysées, bref, la ville a souffert de la grogne des élèves et des parents d’élèves enrégimentés à des endroits avec l’appel à la journée ville de l’opposition, ajoute-t-il.

    À Kaloum, d’après ceux qui ont interrogé l’histoire récente de cette presqu’île, le centre administratif et des affaires de la capitale qui s’est toujours rangée du côté du pouvoir pour souffler dans la même trompette, c’était du jamais vu, s’est exclamé le quotidien en ligne.

    « Conakry : un lundi particulièrement agité en banlieue et au centre-ville de Kaloum », note pour sa part, Guinéenews, qui indique que l’appel à la journée ville morte, lancé par les opposants au régime de Conakry a été extrêmement agité depuis, sur l’autoroute Fidel Castro, du rond-point de Matoto jusqu’au centre-ville de Kaloum.

    Dans son compte-rendu, le confrère note l’attaque contre deux médias privés par des inconnus jusque-là non identifiés. Il s’agit des groupes Hadafo Médias et Evasion.

    « Conakry s’énerve : Kaloum scande +Alpha Condé zéro+ et demande au président de quitter le pouvoir », raconte Guinéematin.

    Selon ce site, le centre administratif et des affaires (Kaloum), habituellement épargné des soubresauts d’ordre politique ou social, a été fortement secoué ce lundi.

    Des manifestations violentes ont eu lieu dans plusieurs quartiers de la cité avec des slogans hostiles au pouvoir, poursuit Guinéematin qui parle d’une situation inédite.


    BA/te/APA

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