RD Congo politique

Jean-Pierre Bemba se félicite de l’accord politique du 31 décembre 2016

APA Kinshasa (RD Congo).

Le président national du Mouvement de libération du Congo (MLC – opposition), l’ancien vice-président de la RD Congo, Jean-Pierre Bemba Gombo, s’est félicité de l’accord politique conclu le 31 décembre 2016 sous la médiation de la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO), estimant que cet accord a le mérite de poser « les jalons d’une alternance politique pacifique».


Dans son message de vœux de nouvel an daté du 5 janvier et dont la presse kinoise s’est fait l’écho ce lundi, le président du MLC, qui est actuellement détenu par la Cour pénale internationale (CPI) à La Haye, aux Pays-Bas, écrit que «l’année 2016 aura été une année horrible au cours de laquelle plusieurs centaines de nos compatriotes auront perdu la vie et d’autres injustement détenus pour la défense d’une idée: le respect de la constitution en vue d’une alternance démocratique ».

C’est pourquoi, écrit-il encore, « les discussions directes de la CENCO ont eu le mérite de poser les jalons d’une alternance politique pacifique dans le pays».

A cet effet, écrit-il encore, « le MLC qui a apporté une forte contribution à la réunification du pays et à la refondation d’un Etat démocratique en RDC », encourage, « au-delà des manœuvres des uns et des autres aux rencontres de la CENCO, toute initiative politique crédible, capable de trouver les voies et moyens de faire vivre les Congolais ensemble en vue d’une passation historique et démocratique du pouvoir politique dans notre pays, seul gage de stabilité et de paix au lendemain des élections en RD Congo ».

Sous la direction du secrétaire général du parti, Eve Bazaïba, le MLC a pris une part active aux négociations qui ont abouti à l’accord du 31 décembre 2016, mais ce parti n’a pas encore signé cet accord.

D’après des sources non confirmées , le MLC voudrait prendre la direction du « Comité national de suivi de la transition » qui a été confiée, lors des négociations, au président national de l’autre grand parti de l’opposition congolaise, Etienne Tshikedi de l’UDPS.

Or, ce faisant, s’indigne Eve Bazaïba, le président de l’UDPS qui va désigner le premier ministre de la transition, risque d’être à la fois « inspecteur » (Comité national de suivi) et « gestionnaire » (gouvernement).


MYW/of/APA

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