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    Togo-Presse-Revue

    La crise sociale s’accentue dans les quotidiens togolais

    APA-Lomé (Togo)-

    Les quotidiens togolais parus mardi traitent essentiellement de la crise sociale et du voyage de l’opposition à Accra où elle doit rencontre le facilitateur du dialogue politique, le président ghanéen Nana Akufo-Addo.

    « Affaire de notes truquées à la Faculté des Sciences de l'Université de Lomé : la Présidence de l'Université appelle au calme, à la retenue et à la sérénité dans le respect de la présomption d'innocence et la recherche de la vérité », titre Le Médium.

    Selon le journal, « depuis quelques jours, l'Université de Lomé connait des mouvements menés par les enseignants chercheurs et les étudiants de la Faculté des Sciences de la Santé (FSS) suite à la convocation suivie de garde à vue, à la Gendarmerie nationale, du vice doyen, Professeur Agrégé IHOU WATEBA Majesté et de deux étudiants de ladite faculté à savoir Mademoiselle TAMEKLOE Amoudji Léontine et Monsieur DOSSEH Foly Yann Cédric ».

    «Cette garde à vue du Professeur Agrégé IHOU WATEBA Majesté et du fils de l'autre Professeur David DOSSEH est diversement interprétée dans l'opinion et surtout dans le milieu universitaire », rapporte Le Médium.

    « Fin de la tempête à L’Université de Lomé ? », s’interroge Togo Matin.

    Ce journal indique qu’il ne « manquait » que « les réactions du président de l’Université de Lomé, du doyen de la Faculté ainsi que celles du ministre de l’Enseignement supérieur » pour « situer l’opinion sur cette affaire, dont les contours incernables ouvraient la voie à toutes les supputations, toutes les élucubrations, toutes les « masturbations verbales », toutes les agitations…comme on en a lues, entendues et vues ces derniers jours ».

    Et le journal de se réjouir que « les informations de dernière minute indiquent que les trois personnes qui sont poursuivies dans l’affaire dite de manipulation de notes à la Faculté des sciences de la santé recouvrent leur liberté ».

    « Le Synphot durcit le ton : les otages du SRI libérés », titre, pour sa part, L’indépendant Express qui fait allusion à la grève sèche de 4 jours décidée hier en assemblée générale par le Syndicat national des praticiens hospitaliers du Togo (SYNPHOT) pour , entre autres, réclamer la libération des étudiants et du professeur Ihou-Wateba gardés depuis la semaine dernière au Service de renseignements et d’investigations (SRI).

    Le même journal aborde la politique, et note en manchette : « Dialogue, piège et crash raté : C14 : Accra, tel que nous l’avons vécu ».

    « Loin d’être des enfants de cœur, le pouvoir RPT/UNIR peut réserver des surprises jusque les plus criminelles pour sortir de situation et sauver la face à la grande pression qui le secoue. La semaine dernière, toute l’opposition réunie au sein de la coalition des 14 partis a été invitée à Accra par le médiateur, Nana Akufo-Addo », rappelle le journal.

    Contrairement à ce qui est distillé dans l’opinion, poursuit-il, « il ne s’agissait pas de discussions liées au dialogue, mais une injonction qui, avalée par les leaders politiques a semé la confusion. Aujourd’hui, avec l’expérience malheureuse de cette pérégrination, l’opinion devrait se raviser sur les décisions pour la suite du dialogue ».

    « Paix et réconciliation entre un président et son opposition : et si le cas kényan inspirait Faure Gnassingbé», s’interroge pour sa part le quotidien Liberté.


    NML/te/APA

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