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    Sierra Leone-Malaria-Paludisme

    La Sierra Leone accueille une conférence internationale sur le paludisme

    APA-Freetown (Sierra Leone)

    Une conférence de deux jours sur la prévention et le contrôle du paludisme a débuté jeudi à Freetown avec des appels en faveur d’un financement accru dans la lutte contre cette maladie mortelle.

    La conférence organisée par le ministère de la Santé et de l’assainissement de la Sierra Leone est soutenue par le gouvernement chinois par l’intermédiaire du Centre chinois pour le contrôle et la prévention des maladies.

    Selon les responsables, cette conférence internationale a été conçue pour partager les connaissances et les expériences les plus récentes dans la lutte mondiale contre le paludisme.

    Le paludisme est classé parmi les maladies les plus meurtrières en Afrique, et c’est surtout chez les enfants de moins de cinq ans qu’il est le plus meurtrier.

    La Sierra Leone est l’un des pays où le taux de prévalence de la maladie est le plus élevé (40%).

    Selon le ministère de la Santé, l’ensemble de la population du pays est exposée au risque de contracter la maladie.

    Le vice-ministre de la Santé, Anthony Sandi a décrit la conférence de Freetown comme une étape importante dans la lutte contre la maladie parasitaire dans le pays. Dans une déclaration faite lors de la séance d’ouverture, M. Sandi a réaffirmé l’engagement de son gouvernement à éliminer le paludisme.

    Mais le Dr Alex Chimbaru, responsable du bureau de pays de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), a tiré la sonnette d’alarme face au manque de financement de l’effort mondial de lutte contre le paludisme. Entre 2010 et 2016, le nombre de cas de paludisme a augmenté dans le monde, les chiffres ayant presque doublé par rapport aux chiffres précédents.

    Il a noté qu’en dépit de cette augmentation, la Sierra Leone a fait des progrès significatifs dans ses efforts de lutte contre le paludisme.

    Mais, a ajouté le responsable de l’OMS, le pays est l’un des 41 pays identifiés par l’OMS comme des pays à forte charge de morbidité qui ont connu une baisse du financement moyen par habitant et qui sont à risque.

    Il a exhorté les délégués à la conférence à débattre des innovations visant à réduire la morbidité et la mortalité et à réfléchir aux moyens possibles d’accroître le financement de la lutte contre le paludisme.



    KC/abj/lb/te/APA

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