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    L’actrice Sarah Perles, une star montante du cinéma marocain

    APA-Tanger (Maroc)

    Par Hicham Alaoui. Elle a gagné les feux de la rampe à une vitesse fulgurante en seulement 3 œuvres cinématographiques, l’actrice maroco-portugaise Sarah Perles n'a pas fini de faire parler d'elle en faisant sensation dans les salles de cinéma.

    D’une obséquiosité exemplaire et d’une humilité saisissante, la jeune actrice Sarah Perles crève l'écran dans le long-métrage « Papillon » de Hamid Basket en compétition offcielle au festival national du film marocain, qui se tient du 9 au 17 mars 2018 à Tanger.

    « Pour le film Papillon, le personnage m’a beaucoup touché, une fille fragile psychologiquement, qui ne fait pas de très bons choix et qui s’est fait manipuler. C’était complètement différents des rôles que j’ai joués dans d’autres films, chose qui m’a permis d’explorer plusieurs facettes de mon métier », a déclaré à APA la nouvelle pépite du cinéma marocain peu après la projection du film « Papillon » au cinéma Roxy à Tanger.

    Ce film qui relate l’histoire d’une jeune femme « Samira », chanteuse lyrique renommée, retrouvée morte dans son cabanon. La police conclu à un suicide et après réouverture du dossier, à un meurtre, un homme du nom de « Jamal » est chargé de mener l’enquête et il soupçonne en premier « Omar » le mari de Samira, psychiatre de son état. C’est un combat acharné entre les deux hommes mais aucun ne va en sortir victorieux.

    « C’est mon troisième long métrage, après  « Never let go » de Howard J Ford,en 2015 et « Burn out » de Noureddine Lakhmari en 2016 », a-t-elle fait savoir, se disant honorée d’assister pour la première fois à ce festival, qui fête 60 ans du cinéma marocain.

    Interrogée sur ses ambitions cinématographiques, Sarah a confié qu’elle négocie des rôles dans certains projets cinématographiques, au Maroc comme  à l’étranger, exprimant sa volonté de participer dans des festivals du cinéma en Afrique notamment le Festival panafricain du cinéma et de télévision de Ouagadougou (FESPACO).

    « Dans le cadre de la diversité culturelle, il faudrait qu’on se partage plus de films. Je serai ravie de participer au FESPACO du Burkina Faso », a-t-elle souhaité sourire sur les lèves.

    L’actrice Sarah Perles n’a pas manqué d’insister sur l’impératif de soutenir l’industrie cinématographique en tant que vecteur de rapprochement et de proximité. « En tant qu’actrice, je vous invite à venir au cinéma et encourager les productions marocaines. Faites de beaux projets pour les réalisateurs marocains. Partager vos films et faites en sorte que le cinéma marocain soit loué et apprécié du monde entier », a-t-elle ardemment lancé.

    Après avoir vécu son enfance au Maroc, Sarah Perles s’est installée en France où elle poursuivit ses études à l’illustre institut de théâtre parisien « Cours Florent ». Par la suite, elle décide de s’installer en Angleterre. A Londres, elle joue pour la première fois face à des caméras pour tourner des spots publicitaires. Mais elle est rapidement repérée par le réalisateur Howard J Ford, qui lui propose un rôle dans son court-métrage « Never let go » (ne jamais abandonner).

    Installée à la capitale anglaise depuis cinq ans, l’actrice souhaite explorer le potentiel marocain et décide de tenter sa chance. Elle prend un vol pour Casablanca et contacte son cousin, l’artiste Amine Bendriouich. Ce dernier lui arrange des rendez-vous avec des réalisateurs marocains. Un d’entre eux retient sa candidature, deux ans plus tard. Il s’agit de Noureddine Lakhmari qui l’a contacté pour son long-métrage « Burn Out » et dans lequel Sarah interprète le rôle de médecin.

    Une chose est sûre, la jeune actrice Sarah Perles se fraye un chemin sur la scène cinématographique marocaine mais aussi internationale.

    HA/APA

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