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    L’Aïd el-Fitr célébrée dans la sobriété au Gabon

    APA-Libreville (Gabon)

    Les musulmans du Gabon ont célébré, vendredi, l’Aïd el-Fitr dans la sobriété.

    A Libreville, la capitale du pays, l’événement a été marqué par la grande prière à la mosquée Hassan II, en présence du président gabonais, Ali Bongo Ondimba, lui-même de foi musulmane et par ailleurs Raïs de la communauté musulmane.


     « Tous les musulmans sont, au terme de ce mois de sacrifices, contents d’avoir pu l’accomplir. Cela nous permet d’avoir une plus grande introspection, de nous recueillir, de nous poser un certain nombre de questions et nous emmener à être beaucoup plus généreux. Donc c’est un grand enseignement pour nous », a indiqué le chef de l’Etat.


     Pour cette grande prière dirigée par l’imam, président du Conseil supérieur des affaires islamiques du Gabon (CSAIG), Ismaël Oceni Ossa, le président Ali Bongo Ondimba s’est joint, comme chaque année, à des milliers de fidèles. A l’issue de cette célébration qui parachève 30 jours de jeune, le chef de l’Etat a tenu également à remercier tous les compatriotes non-musulmans pour leur tolérance et leur soutien durant ce mois de ramadan.


     Au sein de la communauté, la fête est célébrée sobrement en raison selon de la crise financière que connaît le pays.


     « Après la prière, mon épouse a fait un repas modeste que nous avons mangé avec les enfants. Nous n’avons pas cette fois convié des amis parce que le budget ne l’a pas permis », a affirmé, Alabi, chauffeur de taxi. Alors que Mamadou, un autre musulman sans emploi a indiqué que « Après la mosquée je suis allé manger chez mon frère parce que je n’ai pas des moyens pour organiser la fête chez moi où souvent j’invite mes amis gabonais, non musulmans ».


     L’islam est la deuxième religion pratiquée au Gabon après le christianisme. Les musulmans sont peu nombreux : les statistiques disponibles varient entre 1 %1 et 12 %2 de la population. Il est donc très difficile d'en estimer le nombre et il semble qu'ils soient surtout étrangers (entre 80 et 90 % des pratiquants venant majoritairement de l’Afrique de l’ouest).


     



    PIM/te/APA

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