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    Les jeunes sénégalais invités à s’approprier la charte africaine de la jeunesse

    APA-Dakar (Sénégal) Par Oumar Dembélé :

    L’ONG sénégalaise Action pour les droits humains et l'amitié (ADHA) a, en prélude à la célébration de la journée internationale de la jeunesse (12 août), appelé vendredi à Dakar, la jeunesse du pays à « s’approprier la charte africaine de la jeunesse » afin de mieux en saisir les « opportunités ».

    Adoptée le 2 juillet 2006 par une réunion des chefs d’Etats et gouvernements de l’Union africaine à Banjul (Gambie) et entrée en vigueur le 8 août 2009, cette charte est un document « juridique » qui soutient les politiques, programmes et actions pour le développement de la jeunesse en Afrique, selon Adama Mbengue, président d’ADHA.


    Cette ONG, mise en place un an après l’adoption de cette charte « par des jeunes sénégalais très engagés », œuvre dans le sens de faire respecter aux gouvernements leurs engagements nationaux et internationaux pris en matière d’emploi, d’éducation, de santé, de sécurité et de gestion des migrations, a rappelé l’activiste.


    « La moitié de la population sénégalaise est jeune, avec une moyenne d’âge de 18 ans. (…) Mais trois jeunes sur quatre ne veulent pas rester au Sénégal, selon une étude de l’Institut fondamental d'Afrique noire (IFAN), publiée en 2016 et portant sur la migration », a poursuivi M. Mbengue, selon qui les problèmes de la jeunesse au Sénégal, et plus généralement en Afrique, se résument sur quatre points.


    Il s’agit notamment du « taux de chômage élevé », de « l’émigration clandestine » quand la « débauche » ou militer dans un parti politique ne deviennent pas la trajectoire pour une éclosion sociale, la « participation dans les conflits politiques » et enfin les « violences physiques subies par les jeunes filles », a-t-il listé.


    Ainsi pour Adama Mbengue, il appartient à l’Etat du Sénégal, qui a « ratifié » la charte africaine de la jeunesse, de se rappeler ses « engagements » vis-à-vis des jeunes, qui sont de « véritables acteurs du changement et du développement social ».


    Pour sa part, le PCA d’ADHA, Djibril Baldé, s’est plutôt préoccupé sur le fait que « la thématique jeunesse » n’ait pas trouvé de « groupe de travail exclusif », à l’instar des autres (femme, …), au sein des instances de décision.


    « Nous sommes là (aussi) pour plaider un groupe de travail sur la thématique de la jeunesse », a-t-il signifié, estimant par ailleurs qu’il n’a « pas senti d’avancées » concernant l’application de la charte africaine de la jeunesse par les Etats.



    ODL/te/APA

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