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L’UA pour une « solution curative » à la crise libyenne

APA-Brazzaville (Congo) De notre correspondant : Léon Charles Moukouri

Le président de la Commission de l’Union Africaine(UA), Moussa Faki Mahamat a promis, jeudi à Brazzaville, que son organisation va continuer « à apporter son concours à l’émergence d’une solution curative et acceptable à la crise libyenne ».

« L’UA va continuer, à travers son mécanisme spécial, le Comité de Haut niveau des chefs d’Etat et de gouvernement sur la crise libyenne, à apporter des concours curatifs à l’émergence d’une solution acceptable à cette crise », a notamment dit Moussa Faki Mahamat.

S’exprimant à l’ouverture du huitième sommet du Comité de haut niveau de l’UA sur la crise en Libye, le président de la Commission de l’UA a appelé « l’Afrique à se mobiliser pour faire taire les armes dans ce pays ».

Il s’est référé aux conclusions du récent sommet de Berlin pour souligner que « l’urgence qui s’impose à l’UA est la mise en place d’un plan d’actions assorti d’une feuille de route devant déterminer et adopter la tenue d’une conférence entre les Libyens ».

« Le peuple libyen, autant que toute l’Afrique, a droit à la stabilité, à la sécurité, à la prospérité. Nous ne pouvons prétendre à la Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf) et à l’intégration régionale sans la Libye », a-t-il martelé.

Pour ce faire, Moussa Faki Mahamat a lancé un appel aux protagonistes de cette crise libyenne afin qu’ils «  prennent leur responsabilité devant l’histoire et leur peuple pour une sortie de cette crise dans laquelle le pays s’est embourbé ».

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Il a rappelé que le thème de l’UA cette année est de « Faire taire les armes à travers le continent », avant d’affirmer que « la Libye étant le pays du continent où les armes parlent le plus, nos énergies doivent se mobiliser pour les faire taire ».

Intervenant à leur tour, les présidents de la Mauritanie, Mohamed Ould El-Ghazaouani et de Djibouti, Ismaïl Omar Guelleh ont réitéré leur confiance au Comité de haut niveau des chefs d’Etat et gouvernement sur la crise libyenne.

Ils estiment que « ce comité de l’UA contribuera de manière positive à la construction et à la mise en œuvre d’une solution pacifique à cette crise, afin que le pays se reconstruise dans la stabilité pour son développement ».

Mohamed Ould El Ghazaouani a appelé la communauté internationale en communion avec la Libye à instaurer un « cessez-le-feu durable afin de donner la chance au dialogue et à la réconciliation dans le pays ».

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Lui emboitant le pas, Ghassan Salamé, chef de mission des Nations Unies en Libye a invité la communauté internationale à organiser un forum sur la paix en Libye et qui regroupera non seulement les politiques, mais aussi les autorités sociales. Car, à son avis, la Libye « n’est pas une histoire de pétrole ni de prison politique ».

LCM/te/APA

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