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    Maroc: Les mutuelles, une composante incontournable dans l’édification d’un nouveau modèle de développement (Rencontre)

    APA-Marrakech (Maroc)

    Les mutuelles, en tant que pilier majeur de l’économie sociale et solidaire, constituent une composante incontournable dans l’édification d’un nouveau modèle de développement que le Maroc aspire, ont été unanimes à souligner les participants à une journée d’étude, organisée, vendredi soir Marrakech, par la Mutuelle Générale du Personnel des Administrations Publiques –Maroc (MGPAP).

    Selon le président de la MGPAP, Abdelmoula Abdelmoumni, le projet de la société moderne et démocratique auquel le Maroc aspire, nécessite l’élaboration d’une vision intégrée basée sur un nouveau modèle de développement qui vise la valorisation de la richesse immatérielle pour lutter contre les disparités sociales et répondre aux aspirations des Marocains à une vie digne.

    C’est pourquoi, a-t-il poursuivi, le Roi Mohammed VI a appelé à revoir le modèle de développement pour être en mesure d’accompagner les mutations que connait le Royaume à travers une vision intégrée susceptible d’insuffler un nouvel élan et surmonter les obstacles qui entravent le développement du Royaume et de remédier aux points faibles et dysfonctionnements prouvés par l’expérience.

    Et d’ajouter que le secteur de la mutualité représente un pilier essentiel de l’économie sociale et solidaire et joue un rôle important dans l’instauration de la paix sociale, une condition sine qua non qui permettra à l’entreprise citoyenne de hisser son rendement et développer les mécanismes de son fonctionnement, et ainsi contribuer à accroître le Produit intérieur brut (PIB) et créer de nouveaux postes d’emploi, qui sont des facteurs essentiels pour lutter contre la pauvreté, l’exclusion et la précarité.

    S’attardant sur les réalisations accomplies par la MGPAP, qui souffle sa 70ème bougie, M. Abdelmoumni a relevé que la mutuelle d’aujourd’hui n’est pas celle de hier du point de vue de la gestion et des réalisations grâce à l’adoption d’une stratégie participative visant la présentation de services et la modernisation de l’établissement, l’accroissement de ses ressources et la préservation de ses équilibres financiers, outre l’amélioration de son niveau et la diversification de ses services, et son rapprochement des adhérents et le renforcement de la coopération mutuelle nationale, régionale et internationale.

    Malgré les contraintes auxquelles elle fait face, la MGPAP a pu réaliser une série de projets visant à renforcer le développement humain durable, la justice sociale et spatiale. Il s’agit notamment de la mise en œuvre du projet de la régionalisation administrative, sociale et de santé, l’ouverture d’une multitude d’antenne dans les différentes préfectures et provinces, le lancement de programmes de santé et la modernisation de l’administration de la Mutuelle et la rationalisation des dépenses.

    Au niveau africain et international, la MGPAP a réussi un rayonnement sans précédent dans les domaines de la mutualité, la couverture de la santé et de la protection sociale. Elle a, ainsi,  remporté la présidence de l’Union africaine de la Mutualité pour la troisième fois consécutive en 2017. Elle a été aussi élue vice-présidente en charge de l'Afrique et au Moyen-Orient au sein du comité technique de l’AISS en 2017.

    En plus d'être un membre fondateur de l'Union Mondiale de la Mutualité (UMM), la MGPAP a été élue vice-président de cette organisation internationale, née le 5 juin 2018, dans les locaux des Nations Unies à Genève, et comprend toutes les sociétés mutuelles, qui n’opèrent pas uniquement dans le domaine de la santé mais également dans les domaines sociaux, économiques et productifs.

    Les autres interventions d’anciens ministres, de représentants de partis et d’experts ont mis l’accent sur les spécificités du secteur de la mutualité dans le nouveau modèle de développement qui aspire à répondre aux exigences locales et lutter contre les disparités sociales et spatiales et partant réaliser et asseoir la justice sociale.

    Ils ont relevé que l’édification du nouveau modèle de développement devra impérativement prendre en considération la promotion des services vitaux à savoir l’éducation, la santé et l’économie sociale et solidaire, dans laquelle les mutuelles en sont l’un des fondements et en constituent un acteur majeur.

    A ce titre, les mutuelles s’imposent comme levier d’action prioritaire au service de l’inclusion, de la réduction des inégalités et de la croissance harmonieuse et durable. Il est certain, que les mutuelles sont un vecteur incontournable pour asseoir la paix sociale étant donné leur contribution majeure au PIB et en tant que secteur pourvoyeur d’emplois et ce en dépit de la conjoncture économique que traverse le pays, ont-ils insisté.

    Et de relever qu’une prise de conscience de la nécessité de faciliter l’accès aux services, la couverture sociale, l’intégration des jeunes par l’emploi et l’amélioration de la gouvernance des politiques publiques pour une meilleure efficacité.

    Initiée sous le thème « A quel point peut contribuer la mutualité dans l’élaboration du nouveau modèle de développement pour la mise en œuvre de la régionalisation avancée ? », cette journée d’étude a été rehaussée par la présence d’un parterre de ministres, de parlementaires, de représentants des services gouvernementaux, d’experts et de chercheurs. Le président de la Mutuelle de Santé des Agents d’Etat du Sénégal (MSAE), et 2ème vice-président de l’Union africaine de la Mutualité (UMA), Babacar Ngom a pris également part à cette rencontre.

    HA/APA

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