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«Plus de 200% de surpopulation à la MACA», la plus grande prison ivoirienne (président CICR)

APA-Abidjan (Côte d’Ivoire)

La Maison d’arrêt et de correction d’Abidjan (MACA), la plus grande prison de Côte d'Ivoire, enregistre « plus de 200% de surpopulation», a indiqué mercredi, le président du Comité international de la Croix-Rouge, Peter Maurer, à l’issue d’une visite.

« Il y a plus de 200% de surpopulation à la MACA», a dit Peter  Maurer, au terme d’une visite de cette prison, où il a constaté les  réalités de ce lieu de détention. Et ce, en vue de trouver des solutions  durables à ce problème et à d’autres domaines de la réforme  pénitentiaire.

Le président du CICR a relevé la  situation critique du surpeuplement des prisons et leurs conséquences  dévastatrices sur la santé et le bien-être des détenus,  lors d'une conférence de presse dans l’enceinte de la MACA, la plus grande prison  du pays.  

Cette visite a permis au premier responsable de  l’organisation d’avoir une vue granulaire sur la réalité des conditions  de vie des prisonniers de la MACA. Il a exhorté les autorités ivoiriennes à  « entretenir un minimum de services pour la population en détention». 

Selon  lui, la dégradation des soins, les problèmes nutritionnels, et  d’approvisionnement suffisant d’eau dans les prisons, met à risque la  santé physique et mentale des detenus. C’est pourquoi le CICR «  travaille étroitement avec la cuisine » de cette prison. 

Dans  cette optique, le CICR a refait les systèmes d’eau de cette prison  centrale d’Abidjan, et entreprend des visites dans les cellules, a-t-il  poursuivi,  déplorant qu''il y ait parfois des cas dramatiques de décès  pour défaut de soins de santé.

 L’une des causes  de la surpopulation dans les lieux de détention est la longue attente  avant le jugement. M. Maurer a appelé les autorités compétentes à faire  en sorte que ce facteur ne soit pas une problématique de surpeuplement  carcéral.  

La Côte d'Ivoire compte 34 prisons.  Avec des budgets limités et des problèmes logistiques, les  administrations pénitentiaires peinent à subvenir aux besoins essentiels  des personnes privées de liberté : nourrir les détenus, les loger ou  encore les soigner. 

AP/ls/APA

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