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    Maroc-Presse

    Politique, éducation, santé et social au menu des quotidiens et hebdomadaires marocains

    APA-Rabat (Maroc)

    Les quotidiens et hebdomadaires marocains parus ce samedi consacrent de larges commentaires à l’ouverture de la session printanière du parlement, au secteur de l'éducation et de la formation, à la question d’accès aux soins primaires et au dialogue social.

    +Le Matin+ rapporte que la deuxième session de la troisième année législative 2018-2019 s'est ouverte vendredi à Rabat. Les parlementaires vont devoir accélérer la cadence législative afin d’adopter les textes de loi soumis au Parlement depuis la session précédente.

    Les représentants de la Nation ont du pain sur la planche puisque des projets de loi décisifs doivent être examinés et approuvés. Il y a lieu de citer à cet égard notamment le projet de loi-cadre relative à la réforme de l’éducation nationale qui a accentué le clivage au sein des composantes de la majorité.

    La session plénière de vendredi a été marquée par ailleurs par la reconduite de Habib El Malki à la tête de la Chambre des représentants au titre de l’élection de mi-mandat. El Malki gardera ainsi sa place au perchoir pour la troisième année législative et pour la période restant à courir de la législature 2016-2021, souligne le quotidien.

    Abordant le décrochage scolaire, la +Vie Eco+ indique qu’au Maroc, chaque année, 260.000 élèves quittent les bancs de l'école, à cause non pas de l'échec scolaire, ni de l'opposition des parents, mais bel et bien de l'éloignement et l'absence de transport scolaire.

    Malgré la prise de conscience des pouvoirs publics, les stratégies déployées et des expériences de transport en commun lancées, l'ampleur du problème a été « sous-estimée » ou « mal appréhendée », déplore l’hebdomadaire, soulignant l’impératif de penser une « vraie action de fond » et de créer les conditions qui facilitent l'accès à l’école.

    +Telquel+ revient sur le débat que soulève l’enseignement des matières scientifiques en français. Commentant les défenseurs de maintenir la langue arabe, le journal indique que « ces idéologues populistes », veulent « le maintien d'une schizophrénie où les élèves apprennent une matière dans une langue jusqu’au bac, puis la subissent dans une autre langue à l’université ».

    La bataille pour l'enseignement des matières scientifiques en français est celle du bon sens, affirme-t-il, déplorant que ce sujet fasse encore débat aujourd'hui.

    +Finances News Hebd+ aborde la feuille de route de la formation professionnelle, présentée récemment devant le Roi Mohammed VI. « Tout y est : mise à niveau de la formation professionnelle existante, adoption d'une démarche pédagogique via l'approche par compétences, formation en milieu professionnel, programmes dédiés aux jeunes qui travaillent dans l'informel pour les accompagner et mise en place d'un système actif d'orientation précoce », relève-t-il.

    Mais la grande trouvaille reste, surtout, la création dans toutes les régions du Royaume de « Cités des métiers et des compétences », qui devront privilégier des formations qui répondent aux spécificités et aux potentialités de chaque région, constate-t-il, soulignant que l’essentiel n'est pas seulement de construire des cités, mais surtout d'en faire des structures susceptibles de participer valablement à l’insertion professionnelle de la jeunesse marocaine.

    Revenant sur la question des soins de santé primaires, +le Temps+ estime que l’enjeu de la réforme, son essence, sa finalité même est de prendre soin de la santé des citoyens, et ce, dans ses dimensions physique, psychique et sociale.

    Il s’agit de renforcer la protection financière des individus et des familles, de manière à éviter que les citoyens, particulièrement ceux à revenus limités, ne soient contraints à recourir à leurs fonds propres pour payer la majeure partie des frais de soins, soutient l’hebdomadaire.

    Au volet social, +L’Opinion+ fait savoir que le gouvernement a finalement décidé de mettre la main à la poche pour gagner une paix sociale qui semblait de plus en plus menacée durant les dernières semaines.

    Par anticipation d'un 1er mai qui s'annonçait des plus chauds, l'Etat a annoncé une augmentation des salaires des fonctionnaires. Cette revalorisation, qui sera actée et signée la semaine prochaine, est de l'ordre de 500 dirhams pour les catégories inférieures à l'échelle 10-échelon 5 et de 400 Dirhams pour les catégories supérieures.

    La « générosité » du gouvernement s'étend également aux allocations familiales qui enregistreront une augmentation de 100 dirhams, passant ainsi de 200 dirhams à 300 dirhams pour les trois premiers enfants et à 136 dirhams pour les trois qui suivent. Enfin, une indemnité d'éloignement de 700 Dirhams et une augmentation de la prime d'accouchement qui passe de 115 Dirhams à 1.000 Dirhams, sans oublier une hausse de 10% du SMIG et du Salaire minimum agricole garanti (SMAG).

    HA/APA

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