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    RCA : nouvel accord pour un gouvernement réellement «inclusif»

    APA-Bangui(Centrafrique) De notre correspondant : Pierre Koutoukpe -

    La réunion de consultation des parties prenantes de l’accord politique pour la paix et la réconciliation en Centrafrique s’est achevée mercredi soir sur un accord de recomposition du gouvernement du Premier ministre Firmin Ngrébada afin qu’il soit effectivement « inclusif », comme le stipule l’accord de Khartoum.

    « Au terme de ces soixante-douze heures de consultations, un consensus a été trouvé notamment sur le renforcement du caractère inclusif du Gouvernement », indique le communiqué final de la réunion, organisée au siège de l’Union africaine à Addis-Abeba.

    Selon le communiqué, l’Union Africaine, les Nations Unies et la CEEAC apportent leur « plein appui au nouveau Gouvernement inclusif et s’attendent à sa concrétisation rapide ».

    Partant de là, ajoute le communiqué, ces partenaires « exhortent vivement » les parties prenantes à se consacrer désormais à la mise en œuvre intégrale de l’accord afin de « répondre urgemment aux préoccupations essentielles de toutes les Centrafricaines et de tous les Centrafricains, notamment celles relatives au retour de la sécurité, à travers le DDRR et la reconstruction par la mise en œuvre du plan de relèvement et de la consolidation de la paix en République centrafricaine (RCPCA) ».

    Ce nouveau communiqué conjoint n’a toutefois pas été signé par l’un des 14 groupes armés qui sont parties prenantes au processus de paix et de réconciliation négocié au Khartoum, malgré les tractations pour le faire revenir à des meilleurs sentiments.

    Signé le 6 février dernier à Bangui après plusieurs jours de négociation à Khartoum au Soudan, l’accord de paix et de réconciliation nationale en Centrafrique avait montré ses limites dés la mise en place d’un nouveau gouvernement.

    Forte de 36 membres, cette équipe constituée par Le Premier ministre, Firmin Ngrébada, a été vivement contestée par 11 groupes armés, au motif qu’ils n’y figurent pas ou bien y sont sous-représentés.   

    Devant cette situation,  l’Union Africaine, initiatrice des pourparlers inter-centrafricains, a été obligée de convoquer à nouveau les parties concernées pour 72h de négociations à son siège à Addis-Abeba.


    BB/cat/APA

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