à l'instant

    Togo-Société-Divers

    Togo : colère contre la diffusion sur les réseaux sociaux d’une vidéo de tentative de viol

    APA-Lomé (Togo) De notre correspondant : Nephthali Messanh Ledy

    Une vidéo montrant une scène de tentative de sodomie commise sur une demoiselle circule depuis le week-end dernier sur les réseaux sociaux, et provoque réactions et indignations de la société civile.

    Dans la vidéo, on y voit un homme, auteur de l’élément, tentant de poser l’acte contre le gré d’une fille qui, pourtant, le supplie. On entend également la voix masculine qui menace, et qui, visiblement, semble agir sur un coup de colère.

    Dans un communiqué diffusé ce jeudi, l’Alliance Globale pour la Protection de l’Enfant et de la Femme (AGPEF-Togo), une organisation de la société civile, a lancé un appel à la mobilisation « contre le viol de Farida » (du nom de la jeune fille), avant de demander « que justice soit faite ».

    Pour cette association, il s’agit d’une « vidéo exposant la nudité d’une jeune fille contrainte sur les réseaux sociaux, démontrant à outrance une agressivité et une  violence de l’auteur présumé ». La vulnérabilité de la victime à travers la menace et la peur subies, prouve à suffisance son mécontentement et non consentement, à cet acte répugnant qui a été filmé, poursuit l’AGPPEF.

    De son côté, le Flambeau du Peuple, une autre organisation de la société civile, estime que « cet homme a exposé à bon escient la nudité de la jeune fille en se livrant à toutes les pratiques perverses et ignobles sans le consentement de la victime qui se tordait de douleurs. Ceci démontre à suffisance qu'il était en train de violer la dernière ».

    « En analysant cette vidéo qui n'expose pas l'homme mais plutôt une partie de son corps et toute son insistance à exposer la partie intime de la jeune fille, l'on peut conclure que ce crime qualifié de viol, d'atteinte grave à l'image, à l'intégrité physique et mentale et à l'honneur de la victime est prémédité », note le Flambeau du Peuple.

    Pour sa part, le Mouvement Martin Luther King avait déjà appelé « à une mobilisation populaire pour que justice soit faite et que l'auteur réponde de cet acte crapuleux et criminel ».

    Selon les informations, cette vidéo partagée comme du pain petit sur des plateformes WhatsApp aurait été filmée en 2015 par un jeune militant du parti présidentiel (dont le nom et la photo circulent). Il aurait été détenu aux Etats-Unis pour des infractions et libéré sous caution, avant de prendre la poudre d’escampette.


    NML/te/APA

    Réagir à cet article