Ce Code des investissements vise « une mobilisation massive des investissements privés et la promotion des secteurs prioritaires du Programme national de développement (PND 2016-2020) »,  a dit le secrétaire d’Etat auprès du Premier ministre,  chargé de la Promotion des investissements privés, Essis Esmel.

En 2012, l’Etat de Côte d'Ivoire a révisé  le code des investissements au sortir de la grave crise postélectorale de 2010-2011. De 2013 à 2018, 1 196 entreprises ont été agréées avec un montant des investissements qui s’élève à 3 451 milliards Fcfa et 38 700 emplois créés, a indiqué M. Essis. 

L’une des motivations de ce nouveau code, dira-t-il, c’est d’avoir une optimisation de la dépense fiscale. L’ancien code comprenait des exonérations, de même  que le nouveau code qui créé deux régimes d’incitations fiscales : le régime de déclaration et d’agrément. 

Dans le nouveau code, les entreprises appartenant à des secteurs d’activités prioritaires, bénéficient au terme de la réalisation de leurs programmes d’investissements, des avantages comprenant des crédits d’impôt selon des zones d’activités et des seuils d’investissements. 

Au niveau de l’emploi local, un crédit d’impôt additionnel de deux pour cent est accordé à l’investisseur étranger dont l’effectif de cadres et agents d’encadrement de nationalité ivoirienne représente 80% de l’effectif total de ces deux catégories d’employés.

En outre, l’entrepreneur bénéficie d’un crédit d’impôt additionnel de deux pour cent quand il sous-traite avec des entreprises nationales pour la réalisation de travaux d’infrastructures, de logiciels, la fabrication de pièces détachées.

Cet avantage est également accordé pour tout autre bien incorporé dans un produit final en Côte d'Ivoire comme à l’étranger. Selon le code, la sous-traitante couvre par ailleurs les services et doit représenter au moins 25% des activités sous-traitées par l’entreprise.

Les investissements réalisés dans le domaine de l’hôtellerie ou des grands centres commerciaux qui nécessitent un partenariat entre l’entreprise qui crée l’infrastructure immobilière et celle qui l’exploite, bénéficient des avantages à condition que l’entreprise demande l’agrément.    

AP/ls/APA