L’organisation de défense des droits a déclaré que le vote pour imposer un embargo sur les armes au Soudan du Sud est un pas dans la bonne direction pour réduire au minimum les dégâts causés aux civils dans cette nation ravagée par le conflit.

Cette décision était attendue depuis longtemps au Soudan du Sud, notamment par les civils pris entre deux feux.

« Il ne se passe pas un jour sans que des civils ne soient massacrés avec des armes. Tous les Etats, en particulier ceux avec qui le Soudan du Sud partage une frontière doivent maintenant appliquer l'embargo sur les armes à la lettre et aider à faire taire les armes », a déclaré Seif Magango, directeur adjoint d'Amnesty International pour l'Afrique de l'Est.

« Le Conseil de sécurité de l'ONU doit également tirer les leçons des erreurs du passé et mettre en place des mécanismes solides visant à surveiller et faire respecter strictement l'embargo », a-t-il ajouté dans un communiqué publié à Nairobi.

Le conflit en cours au Sud Soudan oppose les forces du gouvernement et les rebelles. Il a été déclenché en décembre 2013, après que le président Salva Kiir a accusé son ancien vice-président Riek Machar et dix autres d'avoir cherché à le renverser.


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