Les banques se sont vu imposer des amendes totalisant 3,89 millions de dollars pour avoir omis de déclarer les opérations importantes en espèces, n’avoir pas fait preuve d’une diligence raisonnable à l’égard de la clientèle, ne pas avoir fourni les documents à l’appui des opérations importantes et ne pas avoir signalé au Centre d’information financière les opérations douteuses.

Des hauts fonctionnaires du gouvernement ont été arrêtés en mai pour avoir escroqué le NYS 99 millions de dollars par des moyens frauduleux, et auraient utilisé les banques pour acheminer les fonds illicites.

Parmi les personnes arrêtées figuraient le secrétaire principal chargé de la jeunesse, Lilian Omollo, le directeur général du NYS, Richard Ndubai, et des dirigeants de sociétés présumées bidons.

Les fonds auraient été perdus en raison de factures fictives et de paiements multiples d’une facture d’un fournisseur du NYS.

Les banques à qui des amendes ont été imposées sont la Standard Chartered Bank (763.000 dollars), le Groupe Équité (882.000 dollars), le Groupe KCB, la Co-operative Bank (198.000 dollars) et la Diamond Trust Bank (554.000 dollars).

L’objectif principal des enquêteurs était d’examiner les opérations des comptes et transactions bancaires liés au NYS et, dans chaque cas, d’évaluer le non-respect par la banque des exigences des lois et règlements du Kenya en matière de lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme (LAB/CFT).

« La CBK a imposé des sanctions pécuniaires à chacune des cinq banques en fonction de l’ampleur des violations constatées et conformément aux pouvoirs conférés à la CBK par la loi sur les banques et la loi sur la Banque centrale du Kenya », a déclaré le régulateur dans un communiqué publié à Nairobi.

La CBK a déclaré avoir pris des mesures sévères afin de protéger les intérêts des parties prenantes et de maintenir un secteur financier sain.

Le régulateur a indiqué que la deuxième phase des enquêtes impliquera l’utilisation de ces conclusions par d’autres enquêteurs, « entre autres, l’évaluation de la culpabilité pénale par la Direction des enquêtes criminelles (DEI) et le Bureau du Procureur général (ODPP) ».


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