Selon Agnes Mucuha, directrice générale de KATA, cette situation met l’industrie de l’aviation et du voyage au Kenya dans un avenir sombre vu qu’aucun bénéfice n’est réalisé depuis que le Covid-19 s’est généralisé dans le monde.

 « Certaines compagnies aériennes comme South African Airways et Virgin Australia sont en situation d’insolvabilité. Si les compagnies aériennes ne reçoivent pas le soutien de leurs gouvernements nationaux, elles feront faillite », a-t-elle prévenu.

 Après la découverte du premier cas de coronavirus dans le pays d’Afrique orientale, le gouvernement a pris plusieurs mesures pour freiner la propagation de la maladie. Prolongées de 21 jours, elles vont de la restriction des déplacements entre les comtés au couvre-feu du crépuscule à l’aube, en passant par l’interdiction des vols à l’entrée et à la sortie du pays.

 Cependant, les entreprises dont certaines ont été amenées à réduire leur effectif ou mettre la clé sous la porte, continuent de cumuler les pertes depuis l’application de ces mesures.

 « Certaines entreprises ne survivront pas à la pandémie de coronavirus. Le gouvernement doit soutenir ces entreprises. Au lieu de fermer boutique, ces entreprises peuvent s’associer ou fusionner pour survivre et faire plus tard un retour après le Covid-19 », a préconisé Agnes Mucuha.

 Par ailleurs, la directrice générale de KATA a appelé le gouvernement et les entreprises à payer les factures qui sont dues à leurs structures pour leur permettre de respirer.

 La dette du gouvernement kenyan à l’industrie du voyage s’élève à un peu plus de 400 millions de shillings (3,7 millions de dollars), dont une partie est occupée par l’achat de billets d’avion au cours des deux dernières années fiscales.

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