« A l’exception d’un seul, l’ensemble des membres de cette commission (CENI) appartiennent à des formations politiques qui ont déjà exprimé leur soutien à Ould Ghazouani », s’est insurgé le président de l’Alliance, Mohamed Ould Maouloud.

Président du parti de l’Union des forces du progrès (UFP), Maouloud a expliqué qu’ « une telle situation fait de la CENI une instance totalement impartiale » en faveur de Ould Ghazouani, ex ministre de la Défense.

Il a ajouté que l’Alliance avait écrit au ministre de l’Intérieur et l’a rencontré pour réclamer une recomposition de la CENI, mais que le ministre a rétorqué que la loi n’autorise pas la modification de ladite commission. Ce qui ne convainc pas le responsable de l’Alliance pour qui, il s’agit d’une « manœuvre dilatoire visant à gagner du temps jusqu’à l’expiration du délai limite de convocation du collège électoral, fixé au 16 avril prochain ».

Ould Maouloud a aussi réitéré les autres revendications de l’Alliance, en l’occurrence la révision du fichier électoral, les garanties de neutralité de l’Etat et l’autorisation des observateurs internationaux.

L’Alliance part en rangs dispersés à cette présidentielle. Sa plus grande formation politique, le parti Tawassoul des islamistes, a déjà annoncé son soutien à un candidat indépendant totalement étranger à l’opposition.



MOO/te/APA