Youssouf Sakkal, rappelle que né à Abéché en 1951, dans l’est du Tchad, avant l’indépendance, Pape Diouf a vécu aussi au quartier Djambal Bahr de Fort Lamy (actuel N’Djaména). « Son père était le président fondateur et entraineur de l’équipe de football Yal-Tchad (fils du Tchad) championne des années 1970 », dit-il.

Pour l’homme politique Abderaman Koulamallah, le monde du football est en deuil. Il perd « un de ces hommes les plus prestigieux, l’Africain le plus prestigieux qui a percé dans le monde du foot ». « Les Tchadiens n’oublient pas qu’il est né à Abéché. Pape Diouf vient d’être emporté par le coronavirus », écrit-il. 

« Mababa Diouf, né le 18 décembre 1951 à Abéché au Tchad et mort ce 31 mars 2020 à Dakar au Sénégal, est un journaliste sportif, agent de joueurs, et président de l’Olympique de Marseille », lance un animateur radio.

Pour sa part, l’éditorialiste de tchadinfos écrit que « le natif d’Abéché au Tchad, Pape Diouf tire sa révérence à 68 ans », précisant qu’au Tchad, Pape Diouf a été parrain de l’élection Miss Waouw. Ce qui lui a permis de revenir sur la terre de sa naissance.

Le journal Alwihda rappelle que Pape Diouf a vécu les six premiers mois de son existence au Tchad avant de partir au Sénégal. « Il ne m'en reste qu'une trace administrative, mon extrait de naissance, mais pas une photo, pas une anecdote, évidemment pas un souvenir. Le Tchad était un pays de passage pour mon père, qui était mécanicien dans l'armée française », rapporte Alwihda qui cite les propos du défunt tenus en 2013.

« Je ne suis jamais retourné à Abéché, cette ville du massif du Ouaddaï qui se situait sur le trajet des caravanes », disait Pape Diouf, qui avait séjourné en 2013 à N’Djaména pour une conférence dans le cadre de la lutte contre la malaria.

AHD/te/APA