Le gouvernement éthiopien a annoncé le rapatriement de 287 de ses ressortissants, emprisonnés dans 18 établissements pénitentiaires à travers le Kenya voisin.
Dans un communiqué de l’ambassade d’Éthiopie au Kenya, il a été précisé que 287 migrants rapatriés avaient été arrêtés par les autorités kényanes après être entrés illégalement dans le pays. Ils tentaient de rejoindre l’Afrique du Sud, ayant été victimes de trafiquants d’êtres humains.
Les migrants ont regagné leur pays mercredi, en empruntant le passage terrestre de Moyale, grâce à une collaboration étroite entre l’ambassade éthiopienne et les autorités kényanes, qui ont facilité leur libération et leur retour.
Selon l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), chaque année, des milliers d’Éthiopiens empruntent des routes migratoires clandestines et dangereuses à destination de l’Afrique du Sud, souvent attirés par des trafiquants. Ces migrants traversent fréquemment le Kenya, la Tanzanie et d’autres pays d’Afrique australe avant d’atteindre leur destination finale. En plus des arrestations et des nombreux obstacles sur leur chemin, ils sont confrontés à de multiples dangers tout au long de leur périple.
En janvier dernier, le gouvernement éthiopien avait indiqué avoir rapatrié près de 33 000 de ses citoyens en provenance de plusieurs pays au cours des six derniers mois. Ces migrants, en situation irrégulière, vivaient dans des conditions très précaires, selon les autorités.
Le ministère éthiopien des Affaires étrangères a rappelé que cette opération de rapatriement faisait partie d’une politique diplomatique « centrée sur les citoyens », visant à venir en aide à ses ressortissants en difficulté à l’étranger.
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