Dans une déclaration rendue public ce lundi, le président du Groupe organisé des Hommes d’affaires (GOHA) exprime sa compassion et son regret suite à la récente décision du Gouvernement guinéen de fermer les frontières terrestres au trafic commercial.
« C’est une première dans notre pays et une grande déception pour l’ensemble des opérateurs économiques », souligne d’entrée Cherif Abdallah. Cette mesure du gouvernement au motif « de risques terroriste et introduction d’armes », prise la semaine dernière est « illégale au regard des Conventions de la CEDEAO », selon le président du GOHA. Ce dernier a même soutenu que « des pays qui sont directement confrontés à cette situation n’ont pas jugé nécessaire de procéder à cette fermeture. C’est le cas du Mali, du Niger, du Burkina, du Nigéria, de la Côte d’Ivoire, du Bénin etc…», souligne-t-il. Abdallah Cherif martèle que « non seulement il n’y a pas péril en la demeure, mais encore une telle décision devait requérir l’avis préalable des organisations faîtière et institutions supervisant les activités commerciales ».
Parlant des conséquences de cette décision gouvernementale, Abdallah Cherif clarifie que « les pénuries qui vont s’en suivre, vont provoquer une hausse des prix, une baisse des activités économiques sans compter les pertes par détérioration et les pertes en chaîne de revenus ». Toute chose qui va entraîner accroissement de la pauvreté. Le GOHA ne trouve pas le bien-fondé de cette décision. C’est pourquoi, il condamne avec la dernière énergie cette mesure et appelle les opérateurs économiques à la vigilance et à l’unité sans oublier de recenser toutes les pertes subies accompagnées des documents légaux, a-t-il ajouté.
SD/cgd/APA