« Comment se fait-il que quand il faut négocier pour ces mêmes objectifs, les collectivités territoriales ne soient pas autour de la table ? », s’est intderrogé M. Mbassi qui s’exprimait lors d’une conférence de presse portant sur la migration.

Cette rencontre avec les médias entre dans le cadre des travaux de la huitième édition du sommet Africités qui se tient à Marrakech (Maroc) du 20 au 24 novembre 2018.


Poursuivant, il a appelé les Nations Unies à appliquer cette affirmation marquée dans leur fanton « Nous les peuples du monde et non pas nous les Etats nationaux du monde » pour permettre aux collectivités locales de jouer pleinement leur partition dans la gouvernance mondiale.


« Nous voulons une place autour de la table. Tant que nous ne l’avons pas, nous allons la réclamer et si jamais nous ne sommes pas écoutés, nous créerons notre propre instance pour être les Nations Unies des villes », a-t-il ajouté.


Revenant sur l’objet de la conférence de presse, le secrétaire général de l’UCGL a qualifié de « tragique » la mort par noyade de milliers de jeunes dans la mer de la Méditerranée qui est devenue au fil du temps « un cimetière » pour de nombreux migrants.


Par ailleurs, il a indiqué que les autorités locales sont en première ligne en ce qui concerne la gestion de la question migratoire mais, le problème est qu’elles ne sont pas associées dans les négociations pour la résolution de ce problème.


« Nous avons une perspective humaniste pour ce phénomène migratoire alors que les autorités nationales parlent plutôt de statistiques et c’est pourquoi elles insistent sur la sécurité là où nous, nous insistons sur la dimension humaine du phénomène et son côté développemental », a-t-il encore dit.


Il a en outre pointé du doigt les différents préjugés et stéréotypes liés au continent africain et qui poussent certains jeunes à tenter de rejoindre par tous les moyens le mirage européen. Et c’est pourquoi, il a appelé à une déconstruction des idées reçues sur le continent et à faire comprendre aux jeunes d’Afrique qu’ils peuvent réussir dans leurs pays respectifs.




ARD/te/APA