« Pour corriger un certain nombre d’effets négatifs de cette urbanisation non maîtrisée, il faut aujourd’hui qu’on s’inscrive dans des démarches plus anticipatives et qu’on ne soit pas uniquement dans une logique de réaction, de correction et de réparation. Et cela suppose que la question urbaine redevienne véritablement une priorité nationale  placée au centre des politiques publiques », a notamment dit M. Fihri.

Il s’exprimait à l’occasion d’un panel ayant pour thème : « Planification urbaine et développement territorial : enjeux et opportunités pour les villes d’Afrique » organisé en marge du sommet Africités 2018 (20-24 novembre).

Dans cette même logique, le ministre marocain de l’Aménagement du Territoire National, de l’Urbanisme, de l’Habitat et de la Politique de la Ville a appelé les cités africaines à faire en sorte que leur territoire et leurs établissements urbains soient ouverts à tous, sûrs, résilients et durables.


« Les villes doivent être ouvertes à tous et nous devons travailler à réduire la fracture urbaine notamment par l’inclusion économique et sociale de tout le monde et en particulier les plus vulnérables (les femmes, les jeunes, les personnes avec un handicap…), a encore dit Abdelahad Fassi Fihri.

De même, a-t-il, ajouté, il faut éviter de faire en sorte que les villes africaines deviennent  des terreaux sur lesquels prolifèrent les phénomènes d’extrémisme et de radicalisation. Et pour ce faire, il mise sur la justice sociale et l’équité.

Abdelahad Fassi Fihri a profité de la même occasion pour réitérer l’engagement du Maroc à accompagner les pays africains dans leurs efforts d’urbanisation en mettant à leur disposition les acquis dont dispose le Royaume chérifien dans ce domaine.

Plusieurs conventions ont ainsi été signées, au cours de cette rencontre, entre des villes marocaines et plusieurs collectivités locales d’Afrique au sud du Sahara.


ARD/te/APA