Domaines d’activités du CRES

  • la conception et mise en œuvre de programmes de recherche et d’études en économie, éducation, droit, sociologie et techniques quantitatives ;
  • la conduite de recherches et d’études pouvant contribuer à l’élaboration, au suivi et à l’évaluation d’impact des politiques économiques et sociales ;
  • le développement de modules de formation ;
  • l’organisation de diverses manifestations scientifiques
  • la publication des résultats de ses recherches. Les travaux effectués dans ces différents domaines sont disponibles sur le site www.cres-sn.org.

Les départements de recherche:

  • le département Croissance, inégalité, genre et pauvreté,
  • le département Economie de l’information et de l’innovation ;
  • le département Mondialisation, intégration régionale et développement local ;
  • le département Secteur rural ;
  • le département Economie des ressources humaines
  • le département Droit.
  • Pour son administration, le CRES dispose d’une direction exécutive coordonnant l’administration de manière globale, et s’appuie sur une direction administrative et financière, une direction de la communication, un service de suivi évaluation et un Pôle de Prestation de Services. La synergie de ces différentes composantes participe à la promotion et à l’essor du CRES.

Le CRES depuis sa création

Depuis 2007, les départements de recherche, ont mis en œuvre plus de 50 projets de recherche appuyés par divers bailleurs parmi lesquels on peut noter : le CRDI, la Banque Mondiale, différents Ministères du Gouvernement du Sénégal, l’IFPRI, la CEDEAO, le PNUD, l’UNICEF, le PANOS, l’USAID, l’AERC, la CONFEMEN, l’Union européenne, etc. L’essentiel de ces travaux ont fait l’objet de publications dans des bulletins d’information, des ouvrages, des cahiers de recherche et des revues scientifiques. Ces documents de recherche sont disponibles dans le site du CRES www.cres-sn.org.

La gestion : L’efficacité dans la gestion financière et sa transparence est un résultat recherché ;

EXPERIENCES DU CRES 

Le CRES a développé une riche expérience en matière d’évaluation de projets et programmes dans beaucoup de secteur notamment dans les domaines : éducation, agriculture, développement locale, intégration économique, la protection sociale...

Dans le domaine des études d’impact, à la requête de l’administration centrale et décentralisée, d’organismes de coopération bi ou multilatérale et d’ONG, le CRES capitalise une importante expérience que résument les quelques activités ci-dessous répertoriées. Le CRES a réalisé de nombreux travaux d’évaluation d’impact ex-ante comme ex-post.

Les modèles d’équilibre général calculable (CGE) sont le principal outil utilisé pour estimer ex ante quantitativement les effets de politiques économiques ou de chocs à l’échelle macro méso et sectorielle. Ce type de modèle permet une désagrégation fine des branches de l’activité économique ainsi que des agents économiques ainsi que la prise en compte des interactions entre les branches et agents économiques. Il permet aussi, à partir d’un cadre comptable cohérent d’étudier les effets à long terme par exemple d’un investissement dans une ou plusieurs branches d’une économie. Ces effets concernent les indicateurs macroéconomiques usuels (taux de croissance du PIB, solde du compte courant, taux d’inflation) mais aussi la structure de la main-d’œuvre, la productivité globale des facteurs par branche d’activité (qui se traduisent par une réduction des coûts par unité de bien produit) et pour l’ensemble de l’économie, l’emploi, le revenu par tête, l’incidence de la pauvreté (nationale, par catégorie de ménages ou de main-d’œuvre), etc.

Les chercheurs du CRES ont construit plusieurs générations de CGE et ont publié dans des revues internationales des travaux utilisant cet instrument.

Le CRES s’est intensivement investi aussi ces dernières années dans l’évaluation de programmes ou projets qui ont enregistré plusieurs années d’exécution. Les méthodes d’évaluation non expérimentales sont utilisées dans ce type de travaux. Un groupe contrefactuel est construit afin de disposer d’une base de comparaison et isoler l’effet net du projet ou programme. Les méthodes d’appariement sont utilisées pour construire un groupe contrefactuel dont les caractéristiques sont aussi proches que possibles de celles du groupe de bénéficiaires avant le démarrage du projet.

 

La méthodologie d’évaluation expérimentale 

Les chercheurs du CRES se sont aussi intéressés particulièrement à l’évaluation expérimentale. D’abord, une enquête de référence est réalisée, ensuite une autre enquête, dite de suivi, est menée après la mise en œuvre de l’expérimentation. A partir des données collectées au cours de ces deux opérations, l’effet net du traitement (ou intervention) est calculé en utilisant des méthodes telles que la double différence.


  • Domaines d'intervention du CRES 


Les chercheurs du CRES sont impliqués non seulement dans l’élaboration des politiques de développement, dans le suivi, l’évaluation de la mise  en œuvre mais aussi dans la mesure de l’impact de celles-ci au plan économique et social des différentes domaines d’interventions.


Le CRES  intervient dans : la conception et mise en œuvre de programmes de  recherche et d’études, en économie, éducation, droit, sociologie et techniques quantitatives ; (ii) la conduite de recherches et d’études  pouvant contribuer à l’élaboration, au suivi et à l’évaluation d’impact  des politiques économiques et sociales ; (iii) le développement de  modules de formation ; (iv) l’organisation de diverses manifestations  scientifiques et (v) la publication des résultats de ses recherches.

 

L’éducation (primaires et enseignement supérieur)

Le CRES a joué un rôle déterminant dans l’élaboration et la mise en œuvre de la politique éducative depuis 1996. La qualité de ce partenariat avec le Ministère de l’Education du Sénégal a fini par faire du CRES le « consultant institutionnel » pour l’élaboration, la mise en œuvre et le suivi-évaluation du Plan Décennal de l’Education et de la Formation (PDEF).

Les travaux du CRES et la présence de ses chercheurs à toutes les phases de la conception du PDEF ont amené le ministère de l’Education nationale à nous  proposer de l’appuyer dans l’élaboration du « Rapport économique et financier du PDEF » dont le but est d’avoir l’appréciation d’une institution neutre sur les performances du système éducatif. D’ailleurs, l’évaluation des 10 ans du PDEF a été confiée au CRES. Le CRES a également élaboré le plan de développement de l’enseignement supérieur (PDSR) et a procédé à l’évaluation du Programme d'Analyse des Systèmes Educatifs de la Conférence des Ministres de l’Education des Etats et gouvernement de la Francophonie  PASEC / CONFEMEN.

 

La santé 

En matière de santé, le CRES a mené des recherches et des études très importantes, qui ont été contribué à améliorer les politiques de santé. Dans la lutte anti-tabac, le CRES a mené une recherche sur la taxation du tabac, qui a abouti à une l’adoption d’une loi au niveau national et d’une directive à venir au niveau de l’UEMOA. D’autres recherches ont été menées en matière de santé, par exemple sur les  indicateurs de prestation de service (évaluation de la qualité des prestations de service de santé), sur le déparasitage et alimentation scolaire au niveau des cantines scolaires. Le CRES est en outre très actif, en collaboration avec le CRDI, l’OOAS et la CEDEAO, dans la mise en œuvre des ODD liés à la santé.

L’économie

Les recherches économiques sont le cœur de métier du CRES. Le CRES a travaillé sur des dizaines d’études et de recherches en la manière. Au nombre de ces recherches et études nous pouvons citer, celle qui a porté sur la définition d’un modèle macroéconomique pour le Sénégal, sur les défis d'un changement de fiscalité sur le tabac dans une communauté économique, sur l’inclusion financière à travers le mobile-banking dans la niche des ménages à faible revenu, sur l’interaction stratégique entre une banque et une institution de microfinance, ou encore sur l’analyse de l’interaction des politiques budgétaire et monétaire au sein de l’Union Economique et Monétaire Ouest Africaine, etc.

Le droit 

Dans le domaine du Droit, les chercheurs du CRES sont également très actifs, notamment à travers des recherches sur le contentieux bancaire, sur la propriété formelle et propriété substantielle en droit des sociétés et des groupes, ou encore sur les modes alternatifs de règlement des conflits et la législation communautaire de la concurrence.

L’environnement

Dans le domaine environnemental, le CRES a conduit un ambitieux projet financé par la coopération britannique, le projet « Vivre avec l’eau », qui vise à renforcer la résilience aux inondations de 860.000 personnes exposées à ce phénomène, vivant dans dix communes de la région de Dakar. Le CRES a également beaucoup œuvré sur des questions liées à l’eau et à l’assainissement.

Le développement local

Les questions de développement local intéressent le CRES, qui a effectué des travaux sur la question, par exemple l’évaluation de l’impact des réalisations du Programme de développement local (PNDL).

La protection sociale

Sur les questions liées à la protection sociale, le CRES a mené des travaux, notamment sur la thématique de la  protection sociale par rapport à la pauvreté et au développement au Sénégal, sur la situation des enfants au Sénégal : pauvreté, vulnérabilités et réponses politiques, sur l’évaluation des impacts des crises et des réponses politiques mises en œuvre au Sénégal, en particulier sur la situation des enfants et des simulations de politiques de protection sociale, l’étude d’ingénierie technique financière et institutionnelle de la Caisse Autonome de Protection sociale Universelle (CAPSU), etc.

L’agriculture

Le CRES s’est engagé dans la mise en œuvre de nombreux projets en rapport avec l’agriculture, par exemple le Projet d’Appui aux Politiques Agricoles (PAPA). Il a en outre effectué des recherches sur des thèmes aussi variés que biocarburants et pauvreté au Sénégal, l’évaluation de l’impact du « projet de valorisation des céréales locales en panification », l’efficience des dépenses publiques, productivité et croissance dans l’agriculture sénégalaise, l’évaluation de l’impact du programme ANIDA (ex Plan REVA) sur la productivité agricole et le bien être des producteurs bénéficiaires, etc.

         Intégration régionale

Sur les questions d’intégration régionale, le CRES a également mené de nombreux travaux, notamment l’étude de faisabilité  de la création d’un fonds  de développement  et de financement  des secteurs des transports et  de l’énergie de la FODETE-CEDEAO, l’élaboration d’une politique régionale de la recherche et de l’innovation de  la CEDEAO, l’élaboration  du programme communautaire de développement  de la CEDEAO, le projet de lutte anti-tabac pour le changement de politique fiscale dans  la région CEDEAO, ou encore l’appui à la CEDEAO pour l’ élaboration  du schema  de libéralisation  du commerce de la CEDEAO  avec l’ union européenne (élaboration  de la liste régionale des produits  sensibles , évaluation  des mécanismes de sauvegarde, préparation de l’offre d’ accès  aux marchés par la région Afrique  de l’ouest), etc.

LES PARTENAIRES DU CRES

Les chercheurs du CRES ont très tôt compris l’importance stratégique du partenariat pour le développement et le rayonnement de leur institution. D’où la politique d’ouverture instaurée en direction des experts de l’administration, et des institutions de coopération et d’aide au développement. C’est le cas notamment avec :

  • l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD),
  • l'Unité de Politiques Économiques (l’actuelle CEPOD) du Ministère de l'Économie et des Finances,
  • la Cellule nationale de lutte contre la pauvreté,
  • certains Ministères du Sénégal : Ministère de la famille, le Ministère de l’Agriculture et de l’Education Nationale et de la Formation, le ministère de l’Enseignement Supérieur et Recherche Scientifique.


Le CRES développe aussi une coopération avec différents centres de recherche, notamment en Afrique, par la mutualisation des produits de la recherche et un échange de chercheurs et d’expériences. Il multiplie les échanges internationaux et africains, en incorporant, dans ses équipes de recherche, une forte proportion de personnels non membres, en maintenant un certain nombre d’activités d’études et de conseil dans ses domaines de recherche. Cette coopération a contribué à diversifier les compétences sur lesquelles s’appuie le CRES pour la mise en œuvre de ses activités.

  • Avec les PARTENAIRES TECHNIQUE ET FINANCIER

Le CRES bénéficie de l’appui technique et financier du Centre de recherches pour le développement international (CRDI) et de l’Initiative Think Tank (ITT).

  • Avec P.E.P 

Après plusieurs années d’étroite collaboration entre les chercheurs du CRES et ceux du réseau PEP, les deux institutions renforcent leur partenariat à travers la mise en place de programmes conjoints de recherche et de formation par la création de l’École PEP/CRES. 

Depuis janvier 2005, un bureau africain du réseau PEP a été ouvert à Dakar. Il est placé sous l’autorité du Pr. Abdoulaye Diagne, directeur exécutif du CRES.

  • Avec ANSD et la DAPS

Dans le cadre de la mise en œuvre de ses programmes de recherche, le CRES a fondé beaucoup de ses recherches sur les données statistiques et démographiques fournies par l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD) et la Direction de l’analyse de la prévision et de la statistique (DAPS). Les demandes d’informations adressées à ces deux Agences ont toujours trouvé un écho favorable. Ce compagnonnage a permis au CRES d’apprécier la compétence de leurs techniciens

Aussi, ces deux institutions ont souvent été impliquées dans les activités de recherche CRES et dans les sessions de renforcement de capacités ouvertes aux chercheurs externes.

Pour renforcer cette collaboration multiforme, les responsables du CRES, de l’ANSD et de la DAPS ont décidé de la formaliser par l’établissement d’un protocole qui vise à mutualiser leurs ressources. Dans le cadre d’activités de recherche et de renforcement de leur capacité, l’ANSD et la DAPS s’engagent à faciliter l’accès du CRES à leurs données. De son côté, le CRES s’engage à communiquer à ses partenaires les résultats de ses travaux, ainsi que ses publications.

  • Avec UNU-MERIT

Parmi de nombreux centres de recherche francophones en Afrique de l’Ouest, le CRES a été choisi comme partenaire par UNU-MERIT (United Nations University - Maastricht Economic and social Research and training centre on Innovation Technology). Ce partenariat consiste en la mise en œuvre de programmes communs de recherche et de formation d’une part, et l’échange de chercheurs entre les deux institutions, d’autre part. Par ailleurs, CRES et UNU-MERIT ont décidé de la création, à Dakar, d’un institut de l’Université des Nations-Unies dont la vocation sera de promouvoir l’innovation, la technologie, et le développement en Afrique. Le protocole d’accord créant cet institut a été signé en octobre 2009.

  • Avec l’UNIVERSITE LAVAL

Le Vice-Recteur de l’Université Laval M. Bernard Garnier a rendu visite au CRES, en compagnie de MM Richard Poulain (Directeur du Bureau International) et Tony Toufik (Directeur Partenariat et Développement Afrique ont conduit une mission pour discuter des opportunités de collaboration. Les négociations sont en bonne voie, avec l’implication de MM Bernard Decaluwé et John Cockburn du CIRPEE qui collaborent avec le CRES depuis une décennie

  • Avec le MINISTERE DE L’EDUCATION  et les autres ministères ?

 Le partenariat entre le CRES et le Ministère de l’Éducation a commencé dans les années 90 dans la préparation du Programme décennal de l’éducation et de la formation (PDEF), se poursuit avec la série d’études sur le secteur de l’éducation. Ce partenariat s’est renforcé au fil des ans, à travers le Rapport économique et financier dont l’élaboration est confiée chaque année au CRES, pour une évaluation externe des performances du secteur de l’éducation. Le CRES travaille également régulièrement avec le ministère des finances et du plan, le ministère de l’agriculture, ainsi que le ministère des affaires étrangères, notamment à travers le partenariat avec l’université des Nations Unis.



APANEWS