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    Congo-Economie

    778,900 milliards FCFA déficit de trésorerie du budget 2018 établi à plus 1602 milliards FCFA

    APA-Brazzaville (Congo)

    Le budget 2018 de l’Etat congolais, adopté par la chambre basse du parlement congolais pour un montant estimé à 1 602 milliards 619 millions de francs CFA, en légère hausse par rapport à celui de l’année 2017 établi à plus de 1 500 milliards francs CFA,a appris APA de source officille le jeudi à Brazzaville.

    Ce budget de l’Etat 2018 qui au regard du contexte économique particulier et difficile, affiche un déficit de trésorerie de l’ordre de 778,900 milliards FCFA à combler, selon le ministre congolais des finances, Calixte Ganongo, prévoit des recettes fiscales de l’ordre de 737, 934 milliards FCFA dont les impôts et taxes intérieures s’élèvant à 621, 434 milliards FCFA, contre 653 milliards CFA prévus dans le budget 2017, soit une baisse de 31, 566 milliards FCFA.

    Etabli sur la base du baril du pétrole à 60 dollars, il est fixé en recettes réelles à  1 522, 629 milliards FCFA et en dépenses à 1 303, 629 milliards FCFA, avec un excédent de 219 milliards FCFA.

    Il prévoit 116,500 milliards FCFA pour les recettes des droits et taxes de douanes tandis que les dons et legs devront contribuer à hauteur de 29,200 milliards FCFA. Montant en baisse de 15,800 milliards FCFA, soit -35,11%, par rapport aux prévisions de l’année dernière, qui s’élevaient à 45 milliards FCFA.


    Ce budget 2018 fixe les recettes pétrolières à 749, 200 milliards FCFA dont 741, 200 milliards CFA venant des ventes des cargaisons de pétrole et 8 milliards FCFA de bonus, soit une nette augmentation de 357, 900 milliards FCFA, sur la base d’une hypothèse de production arrêtée à 117 millions de barils toute l’année.


    Conformément au négociations entamées avec le Fonds monétaire international (FMI) qui devront aboutir à terme sur un programme économique de trois (3) ans, ce budget vise cinq grands objectifs principaux se résumant essentiellement à la réduction du déficit primaire hors pétrole ; la discipline budgétaire et la rationalisation de la dépense. Il s’agit aussi de l’amélioration des performances des régies financières ; la maîtrise de la politique d’endettement, sa gestion rigoureuse ainsi que le renforcement du système financier.

    L’exécution de ce budget contribuera également à améliorer la politique budgétaire visant l’augmentation significative des recettes intérieures ; la politique monétaire pour améliorer le niveau des réserves de change et la mise en place des réformes structurelles conséquentes, devant permettre l’amélioration du climat des affaires dans le pays.

    Ce budget est aussi en train d’être examiné ce jeudi par le Sénat qui va aussi procédé à son adoption, après l’assemblée nationale qui l’a fait avant.

    LCM/od/APA

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