Sénégal-Burkina Faso-Agriculture-Sécurité

Dakar et Ouagadougou invités à s’outiller dans la lutte contre l'insécurité alimentaire

APA-Dakar (Sénégal) Par Mame Seynabou Babou

Les autorités du Sénégal et du Burkina Faso ont été invitées, mardi à Dakar, par l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) à mieux s’outiller pour répondre aux urgences liées à la sécurité alimentaire de leurs populations.

« Les maladies d’origine alimentaire demeurent une des causes importantes de morbidité dans le monde notamment dans les pays en développement », a déclaré Ibrahima Faye, représentant de la FAO au Sénégal.

Il s’exprimait ce matin dans le cadre d’un atelier de formation sous-régional organisé par la FAO au profit du Sénégal et du Burkina Faso sur l’analyse des risques de sécurité alimentaire dans ces pays.

L’objectif de cette formation est de permettre aux autorités de ces deux pays de connaitre le profilage  et la priorisation des risques, les dimensions d’analyse des risques, la démarche méthodologique de l’évaluation des risques et le processus d’élaboration  des avis scientifiques.

Selon M. Faye, citant une étude de l’OMS publiée en 2015, « plus de 91 millions de personnes tombent malades dans la région africaine du fait d’aliments impropres à la consommation entrainant  137.000 décès, soit  1/3 de la mortalité mondiale ».

A en croire le représentant de la FAO, « au Sénégal ces maladies sévissent de façon récurrente du  fait de nombreux facteurs parmi lesquels la prolifération  des aliments vendus sur la voie publique, les changements  notés dans les modes de préparation et de transformation, la mondialisation des échanges ». 

C’est dans cette perspective que la Direction de la Coopération au Développement  et de l’Action Humanitaire du Ministère des Affaires étrangères et  européennes du Grand-Duché de Luxembourg a financé le projet intitulé « Renforcement de la capacité de surveillance, d’alerte rapide et de préparation à la gestion des urgences de sécurité sanitaire des aliments dans la région de l’UEMOA », a-t-il poursuivi, soulignant que ce projet est mis en œuvre par la FAO en partenariat avec les autorités compétentes.

MSB/te/APA

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