Cameroun-Presse-Revue

Drame et CHAN 2020 en vedette dans les journaux camerounais

APA-Yaoundé (Cameroun) De notre correspondant : Félix Cyriaque Ebolé Bola

La tuerie de masse, perpétrée en fin de semaine dernière dans la partie anglophone où un conflit sécessionniste fait rage, s’invite dans les colonnes des journaux camerounais parus mardi, juste au lendemain de la désignation des groupes du Championnat d’Afrique des nations (CHAN) de football qu’accueille le pays du 4 au 25 avril prochain.

On en sait donc un peu plus sur les violents événements du 14 février dernier dans l’arrondissement de Ndu, région du Nord-Ouest, dont le bilan diverge et qui, selon Mutations, a suscité la veille une vive réaction du ministère de la Défense (Mindef). Lequel reconnaît qu’il y a eu des tirs nourris entre l’armée et des séparatistes.
 
Les forces de défense et de sécurité se défendent de tout assaut contre des populations civiles, renchérit le quotidien à capitaux publics Cameroon Tribune. «L’armée n’a pas massacré femmes et enfants», appuie Le Pélican. «Le Mindef restitue la vérité», ose Le Point Hebdo. Alors que la société civile accuse l’armée d’avoir brulé et tué 22 femmes et enfants, le gouvernement parle d’un accident et minimise les dégâts, résume Le Jour.
 
«Massacre de Ngarbuh : le gouvernement plaide coupable», titre Le Messager pour qui le seul fait d’évoquer «un malheureux accident», conséquence collatérale d’opérations de sécurisation en cours en zone anglophone ayant abouti à la mort d’une femme et de quatre enfants, suffit pour comprendre que le régime est impliqué dans ces tueries de trop.
 
En bonus, quelques confrères rendent compte après la cérémonie du tirage au sort, la veille, des poules du CHAN réservé aux joueurs locaux. «CHAN 2020 : l’acte 1 validé», se pourlèche Cameroon Tribune : les 16 équipes qualifiées pour la compétition sont désormais fixées sur leurs adversaires, une manifestation en sons et en couleurs préparant déjà le public à une belle et riche compétition. Tenant du titre, note-t-il, le Maroc se retrouve dans le même groupe C que le Rwanda, le Togo et l’Ouganda.
 
Quant au pays organisateur, précisent en chœur Le Jour et Le Messager, il croisera, avec beaucoup de chance d’accéder au second tour, le Burkina Faso, le Mali et le Zimbabwe. S’il est vrai qu’en trois participations au CHAN, le palmarès du Cameroun reste vierge avec une seule qualification en quarts de finale en 2016, les «Lions indomptables» A’, espère Mutations, pourront s’appuyer sur la loi du domicile pour aller chercher leur premier sacre continental.

FCEB/te/APA

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