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    Cameroun-Presse -Revue

    L’arrestation du leader des sécessionnistes en couverture des journaux camerounais

    APA-Yaoundé (Cameroun)

    L’arrestation, samedi au cours d’une réunion dans un hôtel d’Abuja (Nigeria), du leader de la sécession anglophone du Cameroun, Sisiku Julius Ayuk Tabe et de neuf de ses lieutenants, trônait en couverture des journaux du pays parus lundi.

    «Sisiku Ayuk et Cie arrêtés au Nigeria» ; «Sisku Ayuk Tabe et 9 autres sécessionnistes aux arrêts» ; «Ayuk Tabe arrêté au Nigeria» ; «Le Nigeria livre les sécessionnistes» ; «Terrorisme : le chef de gang aux arrêts» ; «La chute du leader» ; «L’Ambazonie décapitée» ; «La sécession décapitée» ; «Arrestation des sécessionnistes : Paul Biya frappe un grand coup» ; «Comment le leader des sécessionnistes a été arrêté au Nigeria» ; «Crise anglophone : comment Biya a piégé le leader sécessionniste», titrent respectivement Le Messager, Le Quotidien de l’Économie (LQE), Repères, Mutations, L’Anecdote, Émergence, L’Essentiel, Le Jour, Défis Actuels, InfoMatin et The Scoop.

    Selon la première publication citée, ces interpellations, en terre étrangère où la République fantoche d’Ambazonie a établi son quartier général est l’aboutissement de manœuvres souterraines du pouvoir de Yaoundé, avec comme preuve l’audience, le 7 décembre dernier, entre le haut-commissaire (ambassadeur) désigné de la République fédérale du Nigeria au Cameroun, Lawan Abba Gashagar, envoyé spécial du président Muhammadu Buhari.

    Ils tenaient, dans un hôtel d’Abuja, explique Le Jour, une réunion dans un hôtel de la métropole politique nigériane, un conclave dûment déclaré aux autorités fédérales et dont l’ordre du jour était la gestion des milliers de réfugiés camerounais, à la veille d’une saison des pluies qui pourrait s’avérer catastrophique pour les individus en situation précaire.

    «Ils se croyaient à l’abri au Nigeria, d’où ils planifiaient et perpétraient et attaques et des attentats contre le Cameroun», jubile L’Essentiel qui convient que «cette arrestation est le fruit de la diplomatie secrète du président Paul Biya et de son homologue nigérian, le président Buhari».

    «Abuja ne tolère plus la déstabilisation du Cameroun depuis son territoire», explique Repères, qui, relayant des informations dignes de foi, fait état du lancement, depuis novembre 2017, d'une quinzaine de mandats d'arrêts internationaux contre certaines figures de proue du Southern Cameroon National Council (SCNC), en rapport avec la proclamation symbolique de l’indépendance de la République fictive d'Ambazonie, le 1er octobre 2017, suivie d'actes de violence dans les Régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest.

    The Scoop et Emergence ne disent pas autre chose, qui confirment l’existence d’une «deal» entre les deux leaders et voisins.

    Les sécessionnistes ainsi neutralisés, ajoute le journal, «faisaient depuis quelques temps l’objet d’un mandat d’arrêt international lancé contre eux par le Cameroun», et ils devront désormais répondre de leurs actes devant la justice de leur pays.

    La procédure de leur extradition sera lancée ce lundi, avant leur acheminement vers Yaoundé dans les jours à venir, renchérit InfoMatin.

    Pour The Voice, il ne fait l’ombre d’aucun doute que les sécessionnistes seront bientôt déportés vers le Cameroun, le gouvernement camerounais se pourléchant déjà les babines devant cette importante prise de guerre.

    Sisiku Ayuk et les siens seront d’autant plus mal accueillis, rappelle L’Anecdote, qu’ils ont passé ces dernières semaines à narguer le pouvoir de Yaoundé, se disant par ailleurs fermés à toute négociation tant que la partie anglophone du Cameroun ne sera pas «libérée» de la tutelle de la partie francophone du pays.

    Arrestation ou enlèvement ? s’interroge pour sa part The Guardian Post, plutôt mal à l’aise entre la thèse d’une interpellation par l’armée nigériane, comme présenté par les médias de ce pays voisin, et la version servie par les sécessionnistes et qui fait état d’un rapt effectué par l’armée camerounaise.

    Le «gouvernement» fantoche ainsi décapité, Yaoundé espère désormais gérer plus sereinement une situation embarrassante, qui commençait à s’éterniser et dont il n’avait visiblement pas de solution de sortie.

    L’impact possible de cette prise, renchérit Mutations, est pour l’instant difficile à prévoir, les «Ambazoniens» disposant sans doute de ressources et d’hommes capables de relever le défi et de radicaliser davantage leur revendication séparatiste.

    «D'autres sécessionnistes sont en exil dans d'autres pays d'Afrique, d'Europe ou aux États-Unis. Ils s'illustrent eux aussi par un activisme débordant. Face à cette situation extrêmement préoccupante, Yaoundé envisage toutes les options en vue de préserver l'intégrité territoriale du Cameroun», appuie Repères.

    Reste que le pouvoir de Yaoundé, constatent en chœur Le Messager et LQE, est pour l’instant muet sur les circonstances de l’interpellation de ses ennemis jurés.

    FCEB/of/APA

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