Maroc-Mutualité

Mutualité : MGPAP-Maroc réalise un excédent de plus de 9 millions d’euros

APA-Rabat (Maroc)

La Mutuelle Générale du Personnel des Administrations Publiques – Maroc – (MGPAP), le plus groupement de mutualiste en termes d’adhérents et de bénéficiaires, a réalisé un excédent dépassant 9 millions d’euros (100 millions DH) en 2017, sans compter les sommes dues à la MGPAP au compte de la Caisse Nationale des Organismes de Prévoyance Sociale (CNOPS) et qui dépassent les 100 millions DH (1 euro = 11 DH).

Selon le Bureau du Conseil d’Administration de la MGPAP, réuni jeudi 24 janvier 2019, ces performances sont le résultat de la « bonne gouvernance, de la transparence et de l’optimisation des dépenses » qui règnent au sein de la Mutuelle Générale depuis 2009 où la situation budgétaire était catastrophique avec un déficit qui s’élève à 150 millions DH, des dossiers de maladie en instance de traitement au nombre de 550.000 et un montant 140 millions DH dus pour les allocations de retraite et de décès non déboursé outre des salaires non servis, des factures non payées et un déséquilibres financiers criard.

C’est ainsi que grâce à l’opération de redressement de la situation financière et d’optimisation des dépenses, la MGPAP a pu augmenter de 54 % le patrimoine de la Mutuelle Générale durant la période de 2008 à fin 2017 passant ainsi de 600 millions DH à 930 millions DH, tandis que les revenus de la MGPAP sont passés de 180 millions DH en 2008 à plus de 38 milliards à fin 2017, soit une hausse de 110% sur 9 années, lit-on dans un communiqué publié à l’issue de cette réunion.

En outre, la santé financière de la MGPAP a affiché une amélioration substantielle avec un ratio de liquidité passant de 1,1 en 2008 à 4 à fin 2017, alors que le ratio des capitaux propres de la Mutuelle générale a atteint 540 % à fin 2017.

Pour ce qui est des prévisions de la MGPAP au titre de l’année 2018, il prévu des revenus de plus de 330 millions DH provenant du Secteur mutualiste et des Oeuvres sociales et de plus de 70 millions DH découlant de la Caisse Complémentaire de Décès (CDD).

Quant à la pérennité financière, elle a été consolidée avec des ratios des charges de fonctionnement s’élevant à 20%. Presque 50 % des charges sont orientées foncièrement aux prestations servies aux adhérents, priorité des priorités de la Mutuelle Générale et de ses instances dirigeantes, alors que 28% sont destinées au capital humain et 20 % est acheminé à toutes autres charges confondues.

S’agissant des prestations offertes aux adhérents et à leurs ayant-droits, elles ont affiché un chiffre record en passant de 440 millions DH de remboursement des dossiers de maladie en 2008 à plus de 90 millions DH à fin 2017.

Pour la prévoyance sociale qui englobe les allocations de retraite et de décès, il est à préciser que la MGPAP a servi un montant de 400 millions DH à fin 2017 contre 160 millions DH en 2008 au titre des allocutions de retraite, soit une hausse de 250%. Cette augmentation a été nettement visible pour ce qui est des allocations de décès, passant de 180 millions DH en 2008 à 260 millions DH à fin 2017, soit un bond de 144 %.

De même, la Mutuelle Générale a vu son nombre de nouveaux adhérents fortement augmenter, passant de 6.000 par an en 2008 à plus de 11.000 en moyenne annuelle depuis 2009, et ce, malgré la baisse des taux de recrutement dans la fonction publique.

Les membres du Bureau se sont également arrêtés sur l’état d’opérationnalisation du nouveau bouquet de services complémentaires « Achamil » mis gratuitement à la disposition de ses 450.000 adhérents et de ses 1,5 million des bénéficiaires et ce dans le sillage des Hautes Orientations royales visant à accorder une attention particulière à la protection sociale, que la MGPAP inscrit dans le cadre de ses priorités.

A cet égard, les membres du Bureau ont exprimé leur satisfaction quant aux réalisations accomplies en matière de couverture médicale complémentaire et de protection sociale et à la contribution agissante de la Mutuelle Générale à la promotion de l’Economie Sociale et Solidaire, estimant que ces performances solides et prometteuses illustrent parfaitement que la MGPAP est sur les bons rails avec une gestion ficelée, des comptes tenus avec rigueur et régulièrement suivis par un Commissaire aux comptes et une structure gérée par des compétences propres de la Mutuelle Générale, chapeautée au quotidien par le Président du Conseil d’Administration et les membres du Bureau du Conseil.

Ils ont également noté positivement l’évolution substantielle affichée au niveau des prestations de la Mutuelle Générale durant 2018, une année qui a connu la liquidation de 6.788 dossiers de retraite pour un montant de 470 millions DH contre 160 millions DH en 2008, alors que les dossiers de décès traités sont au nombre de 2.225 pour une somme de 320 millions DH contre 1.066 dossiers traités en 2008 pour un montant de 180 millions DH.

Pour ce qui est des dossiers de maladies, il a été procédé au traitement et à la liquidation de 1.303.974 dossiers à la date du 31 décembre 2018 pour un montant de près de 900 millions DH, tandis que ce chiffre n’était que de 650.000 dossiers traités en 2008 pour un coût de 440 millions DH, soit une hausse de plus de 100%. De même, l’ensemble des réclamations parvenues à la MGPAP ont été satisfaites, soit un taux de 93%.

Ils ont aussi salué le rayonnement sans précédent de la MGPAP aux niveaux africain et international en remportant la présidence de l’Union Africaine de la Mutualité (UAM) pour la troisième fois consécutive en 2017 en la personne de son Président du Conseil d’Administration, Abdelmoula Abdelmoumni, et en étant élu vice-présidente en charge de l’Afrique et du Moyen-Orient au sein du comité technique de l’Association Internationale de la Sécurité Sociale (AISS) en 2017.

En plus d’être un membre fondateur de l’Union Mondiale de la Mutualité (UMM), la MGPAP a été élue vice-président de cette organisation internationale, ouverte non pas uniquement sur les organisations mutualistes opérant dans le domaine de la santé mais également celles oeuvrant dans les domaines sociaux, économiques et productifs.

HA/APA

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