Burkina Faso-Presse-Revue

Putschs manqués et affrontements communautaires en vedette dans la presse burkinabè

APA-Ouagadougou (Burkina Faso) De notre correspondant : Alban Kini -

Les quotidiens burkinabè reviennent, ce mardi, sur les affrontements communautaires meurtriers dans le Centre nord du pays, sans oublier de commenter largement la reprise, la veille, du procès du putsch manqué de septembre 2015.

L’Observateur Paalga, le plus anciens des quotidiens privés du Burkina Faso consacre son ‘’Regard sur l’actualité au coup d’Etat manqué au Gabon, sous le titre : «Tentative de putsch à Libreville : Les pieds Nickelés au Gabon».

Le quotidien privé Aujourd’hui au Faso propose ce titre interrogatif : «Gabon, 50 ans après : Coup d’Etat manqué contre la démocratie ou contre un ‘’fils de’’ de malade ? ».

De son côté, le quotidien à capitaux publics Sidwaya se demande : «Gabon : Vous avez dit coup d’Etat ?», tandis que Le Pays, quotidien privé, fait observer qu’il s’agit d’«un coup de force qui devrait donner à réfléchir».

Revenant sur l’actualité nationale, L’Observateur Paalga arbore : «Procès putsch manqué : Le général campe sur ses positions».

Selon le journal, après deux semaines de suspension, l’audience du putsch manqué de septembre 2015 a repris hier lundi 7 janvier 2019 à la salle des Banquets de Ouaga 2000.

«A la barre, le général de gendarmerie, Djibrill Bassolé, qui avait déjà comparu du 19 au 21 décembre 2018 (…) Mais le général a adopté une posture, celle de ne pas répondre aux questions portant sur les écoutes téléphoniques tant qu’on ne lui aura pas dit d’où proviennent ces écoutes sonores», relate L’Observateur Paalga.

C’est à juste titre que Sidwaya fait remarquer que «Bassolé réfute les écoutes téléphoniques», rappelant que le général Djibrill Bassolé est accusé «de complicité d’attentat à la sûreté de l’Etat, de meurtres, coups et blessures volontaires et de trahison».

Pour sa part, le journal privé Le Quotidien affiche en première page, ces propos du général Bassolé : «les écoutes téléphoniques sont des éléments manipulés parce qu’il y a un homme à abattre».

Le même journal revient sur les affrontements communautaires meurtriers survenus à Yirgou, dans la commune de Barsalogho, région du Centre-nord, les 1er et 2 janvier dernier, suite à une attaque terroriste.

A ce sujet, Le Quotidien cite un leader d’opinion qui estime que «ce massacre devrait être pour nous une prise de conscience pour que cela ne se répète plus».

Dans la même logique, L’Observateur Paalga, dans sa rubrique ‘’Les élucubrations de Toégui‘’ mentionne : «Yirgou…Plus jamais ça !!!».

Quant à Le Pays, il croit savoir qu’avec ce qui vient de se passer à Yirgou à Barsalogho (une cinquantaine de morts) dans le Centre-Nord du pays, l’on a de quoi nourrir des inquiétudes quant à la préservation de ce riche patrimoine que nous ont légué nos ancêtres.

«En effet, le Burkina Faso a toujours constitué une sorte d’îlot du vivre-ensemble dans cette Afrique agitée et dont bien des pays sont tragiquement rongés par des questions d’animosité entre les ethnies d’une part et les religions d’autre part. Les exemples, on peut les citer à profusion», commente le journal.


ALK/cat/APA

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