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Un rapport africain sur le bien-être de l’enfant présenté à Abidjan

APA-Abidjan (Côte d'Ivoire)

L’édition 2018 du Rapport africain sur le bien-être de l’enfant, réalisé par African Child policy forum (ACPF), a été présentée mardi à Abidjan au siège du Conseil national des droits de l’Homme (CNDH), lors d’un plaidoyer sur la responsabilité des Etats à l’égard des enfants.

Selon Yehualachet Mekonen, chef de projets à ACPF, institut africain indépendant basé à Addis-Abeba, intervenant notamment dans la protection de l’enfance, il est une « obligation » pour les gouvernements de mettre en place des politiques pour permettre aux enfants de grandir dans la liberté et la dignité. 

Ce rapport de 130 pages a été présenté dans le cadre d’un Forum de lancement et de plaidoyer fondé sur les résultats du Rapport africain sur le bien-être de l’enfant 2018, organisé par le CNDH, en collaboration avec l’ACPF et le Forum des ONG et associations d’aide à l’enfance en difficulté. 

Avec pour thème « L’Afrique que nous voulons pour nos enfants : Vers des mesures radicales et transformatrices », cet événement se veut de plateforme de dialogue et de plaidoyer en faveur de l’adoption d’un programme radical et transformateur en faveur des enfants.

La présidente du CNDH, Namizata Sangaré, s’est dite « heureuse » d’accueillir cette initiative qui vise à « promouvoir des mesures urgentes et transformatrices, attendues des gouvernements africains afin de réduire significativement la malnutrition, améliorer l’accès à l’emploi, à la santé et à l’éducation ».

Ce forum vise à promouvoir à interpeller les dirigeants afin d’investir massivement dans les enfants et dans la jeunesse et de réduire significativement la malnutrition, d’améliorer l’accès à la santé et la qualité de l’éducation et de créer des opportunités d’emplois pour les générations futures.   

Le rapport note que la responsabilité de l’Etat est “indispensable” pour éradiquer la malnutrition qui demeure un problème persistant dans la plupart des pays africains, où en moyenne, « environ 30 % des enfants souffrent d’émaciation et de retards de croissance chroniques ».  

Le « Rapport africain sur le bien-être de l’enfant 2018 : Bienveillance envers les enfants – Progrès des gouvernements africains », 5e publication de cette série éditée tous les deux ans, examine les performances des Etats africains dans la réalisation de leurs engagements envers les enfants.

Sur la base de l’Indice de bienveillance envers les enfants (IBE), une méthode statistique avancée, le rapport relève les indicateurs sur la protection des droits des enfants. Il présente un large éventail de données indexant la responsabilité des Etats sur les enfants.  

La Côte d'Ivoire qui a fait des droits humains une priorité, a ratifié la Convention relative aux droits de l’enfant de 1989 et la Charte africaine des droits de l’Homme et des peuples du bien-être de l’enfant de 1990, des textes qui mettent l’accent sur l’intérêt supérieur de l’enfant et la protection de la famille. 

Le pays se classe au 25e rang sur 52 États en Afrique dans l’Indice de protection de l’enfance avec un score de 0,68 contre 0,95 pour l’Ile Maurice, 1er africain, selon le rapport qui note que le Togo est l’un des rares pays à voir complètement interdit les châtiments corporels à l’école et dans les foyers.  


AP/hs/te/APA

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