« Plus de 5 000 étudiants qui n’ont pas pu s’inscrire dans le délai prescrit par la scolarité centrale au titre de l’année académique 2017-2018 sont menacés d’exclusion par l’administration », a déclaré lundi Martin Zéba, le responsable du collectif, face à la presse à Adjamé, dans le Nord d’Abidjan.

Chaque jour, dit-il, « nous vivons dans la détresse totale » et « l’horizon s’obscurcit» vu la menace qui pèse sur leur cursus universitaire. C’est pourquoi le Collectif invite le chef de l’Etat ivoirien à leur accorder sa « clémence ». 

« Nous venons plaider auprès du président de la République afin qu'il se saisisse du dossier pour que des mesures soient prises en vue de la réouverture des inscriptions de l’année académique 2017-2018 pour soulager ces milliers d’étudiants en détresse », a lancé Martin Zéba.

M. Zéba qui est le porte-parole de ce Collectif des étudiants non-inscrits, estime que plusieurs étudiants en sont victimes à cause de « la lourdeur administrative ».

Bien que le secrétaire général de la Fédération estudiantine et scolaire de Côte d'Ivoire (Fesci) se soit engagé à négocier avec l’administration de l’Université, il n’y a pas eu de suite favorable, a fait savoir Martin Zéba, qui indique avoir saisi plusieurs institutions.

Citant l’un des vice-présidents de l’Université, Atta Koffi, le porte-parole du Collectif des non-inscrits, a indiqué que celui-ci « affirme que seuls 800 étudiants ne sont pas inscrits » à l’Université Félix Houphouët-Boigny d’Abidjan.

« Les chiffres avancés ressemblent plus à des affirmations fantaisistes », a martelé Martin Zéba, évoquant le cas du Département de géographie où les procès-verbaux révèlent « 2 931 non-inscrits pour cette faculté ».

Selon lui, les données de l’administration « battent en brèches la légèreté déconcertante avec laquelle l’administration banalise ce problème délicat », même s’il y a eu « une négligence » de la part de certains étudiants.

Plusieurs étudiants, poursuivra-t-il, sont « victimes de la lourdeur administrative ». En outre, les différentes facultés ne finissent pas à la même période,  mais la scolarité centrale lance les inscriptions en même temps, sans tenir compte du décalage entre son calendrier et celui des facultés.

Par conséquent, certains procès-verbaux arrivent en retard à la scolarité, ce qui empêche  des étudiants de s’inscrire à temps, a déploré M. Zeba. Interrogé, Ouattara Navigué, qui a fait une équivalence, affirme avoir été « victime de la lourdeur administrative ».

« Vous pouvez faire le rang pendant trois jours » sans parvenir à vous faire inscrire, ensuite les procès-verbaux ne sortent pas à temps, a indiqué Ouattara Navigué.

Contactée pour intervenir sur cette question, l’administration de l’Université Félix Houphouët Boigny annonce une conférence de presse mercredi pour apporter des éclairages sur cette affaire.

AP/ls/APA