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    Côte d’Ivoire-Afrique-Environnement

    COP2 Bamako: 25 pays signataires en conclave à Abidjan

    APA-Abidjan (Côte d’Ivoire)

    Quelque 25 pays signataires de la deuxième Conférence des Parties à la Convention de Bamako (COP2) sont réunis à Abidjan pour intensifier la lutte sur l’interdiction d’importer sur le continent des déchets dangereux et la gestion des déchets dangereux produits en Afrique, a constaté, mardi, APA.

    ‘’La Convention de Bamako : une plateforme pour une Afrique sans pollution’’, est le thème de l’atelier qui réunira pendant trois jours, outre les ministres de l’Environnement de ces pays, des experts de l’Organisation des Nations Unies (ONU) Environnement et des spécialistes de la question.

    Selon la Présidente de la COP2 de Bamako, Aïda M’Bo Kéïta, ministre de l’Assainissement, de l’environnement et du Développement durable du Mali, la Convention de Bamako est une réplique de la Convention de Bâle à la différence qu’elle a l’avantage ‘’de prendre en compte l’interdiction des déchets radioactifs et nucléaires ‘’.

    ‘’Elle aspire à fournir une plateforme pour discuter des moyens de s’assurer que le continent se débarrasse des déchets dangereux et contribue à la réalisation d’une planète sans pollution’’ a expliqué Mme Kéïta à l’ouverture de l’atelier.

    Rappelant les cas de Koko au Nigéria et du Probo Koala en Côte d’Ivoire, la ministre Aïda M’Bo Kéïta a déploré que les pays africains continuent de ‘’recevoir’’ les déchets dangereux sur leurs territoires.

     ‘’Ce tableau est d’autant plus sombre qu’il ne doit plus demeurer et j’ose espérer que la présente réunion, sera l’occasion de lever tous les goulots d’étranglement pour que la convention puisse enfin décoller’’, a-t-elle émis.

    Pour sa part, Anne Désirée Ouloto, ministre ivoirienne de la Salubrité, de l’Environnement et du Développement durable, a souligné le caractère ‘’universel ‘’ de la question.

    ‘’L’importation et le déversement des déchets toxiques dans les pays en développement et notamment en Afrique met en évidence les lacunes du droit international relatif au mouvement transfrontière des déchets dangereux’’ a déploré Mme Ouloto.

    La ministre ivoirienne a dénoncé ces ‘’exportations, souvent illégales et illicites du Nord vers le Sud’’, en violation flagrante des dispositifs juridiques internationaux et nationaux en vigueur dans le cadre de la Convention de Bâle et son Protocole’’, et dont son pays a connu ‘’un épisode particulièrement dramatique et douloureux’’ avec le Probo Koala.

    ‘’Nous devons redoubler d’efforts pour trouver des solutions efficaces, afin de préserver notre continent’’ s’est-t-elle exclamée indiquant que ‘’la Côte d’Ivoire fait de la gestion des produits chimiques et des déchets dangereux une priorité, comme en témoigne notre engagement pour l’organisation de la COP 2 de Bamako ici à Abidjan, et de la Réunion Régionale de l’Approche Stratégique de la Gestion Internationale des Produits Chimiques les 6, 7 et 8 février prochains’’.

    Pour Ibrahim Thiaw, Directeur Exécutif de l’ONU Environnement, les leaders africains doivent ‘’adopter des mesures encore plus strictes que celles imposées par les normes internationales en vigueur’’, pour signifier ‘’hautement et clairement’’ au reste du monde, que ‘’l’Afrique ne doit pas être la poubelle du monde’’.

    La Convention de Bamako adoptée le 21 janvier 1991 par la Conférence des ministres de l’Environnement, à Bamako, est entrée en vigueur en 1998.

    HS/ls/APA

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