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Mauritanie : la Ceni « prête » pour un bon déroulement de la présidentielle

APA-Nouakchott (Mauritanie) Envoyé spécial : Oumar Dembélé

Le premier tour de l’élection présidentielle mauritanienne prévu, ce samedi 22 juin 2019, pour départager les six candidats, va se tenir dans le respect de « toutes les mesures relatives à l’organisation » d’une élection, au point de vue de la « logistique » et des « ressources humaines », a confié vendredi à APA, le vice-président de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni).

« Depuis quelques mois déjà, nos structures sont un peu partout à l’intérieur ou à l’étranger. Elles ont commencé par le recensement à vocation électorale, et aujourd’hui elles ont reçu le matériel électoral nécessaire : bulletins de vote, extraits, PV et tous les autres éléments rentrant dans le cadre du renforcement de la transparence », a expliqué Ethmane Ould Bidiel, trouvé dans les locaux de la Ceni, où il y a beaucoup de mouvements en cette veille du scrutin.


Soulignant que beaucoup de mesures prises jusque-là « sont inhérentes » aux décisions prises de façon collégiale avec les différents candidats, le président de la Ceni mauritanienne note également que tous les problèmes que ces derniers avaient soulevés « sont réglés », à l’exception de ceux qui pourraient « surgir au fur et à mesure du processus ».


Et un des problèmes, comme il le souligne, pourrait résider au niveau du bulletin électoral. « Leur (candidats) principale doléance était l’impression du bulletin électoral. Parce que c’est une première. Nous avons accordé le marché à une société mauritanienne, mais ceux-là qui n’avaient pas compris l’étaient à cause d’une certaine ignorance des textes », a dit Ould Bidiel, précisant que les candidats de l’opposition ont été reçus tour à tour.


« La Ceni en Mauritanie est soumise au Code du marché, qui ne peut pas exclure une quelconque société sur la base de la nationalité. (…) S’il s’agit (d’une crainte) de fraude ou de problèmes, cela peut arriver alors que l’impression est faite ailleurs », a-t-il poursuivi, citant l’exemple de l’élection de 2009 qui avait « fait couler beaucoup d’encre » malgré que l’impression fût gérée par une société anglaise.


Toutefois, a-t-il assuré, « les précautions que nous avons prises et qui ont rassuré sont la réquisition de ladite société (mauritanienne) en assurant une sécurité extérieure et intérieure (vidéosurveillance) ».


Par ailleurs, le président de la Ceni renseigne que le fichier électoral mauritanien compte plus d’un million cinq cent mille d’électeurs, soit une augmentation de 300.000 électeurs en comparaison avec les élections municipales, législatives et régionales organisées en 2018.


En même temps, « il y a une forte proportion de femmes compte tenu de leur nombre en Mauritanie, qui est estimé à 53% à l’échelle nationale », a ajouté Ethmane Ould Bidiel.

Pour cette présidentielle, ne prendra pas part le sortant Abdelaziz. En effet, il boucle son second et dernier mandat en août prochain, conformément aux textes qu’il a décidés de respecter.


Toutefois, son parti, Union pour la République (UPR), a décidé de soutenir l’ex-général Mouhamed Ould El Ghazouani, son ex-ministre de la Défense.


Ce dernier semble bénéficier d’un atout supplémentaire, puisque partout dans le pays son image est omniprésente.


Hormis lui, le militant anti-esclavagiste Biram Dah Ould Abeid, l’ancien Premier ministre de transition (2005-2007) Ould Boubacar et le journaliste Baba Hamidou Kane, candidat malheureux à la présidentielle de 2009 (moins de 2%), sont probablement les plus connus que les deux autres.


Il s’agit de Mohamed Ould Mouloud, soutenu par l’opposition historique incarnée par Ahmed Ould Daddah et de Mohamed Lemine El-Mourteji El-Wavi, expert financier et haut fonctionnaire du Trésor mauritanien.




ODL/te/APA

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